C’est une erreur humaine qui est à l’origine de l’accident survenu à bord du sous-marin nucléaire russe Nerpa, pas le matériel, a déclaré le procureur militaire russe de la Flotte du Pacifique Sergei Kolomiets.

« La chambre militaire de la Cour Suprême russe a accepté nos arguments et les réclamations des plaignants — à savoir que l’acquittement était illégal et sans aucune base. Cet acquittement a été annulé en raison de violations des règles de procédure pendant les audiences qui ont affecté l’objectivité du jugement, » a déclaré le procureur Kolomiets.

« Par exemple, la défense a utilisé des “méthodes interdites”, comme un comportement agressif — malgré les avertissements du juge —, a mis de côté l’enquête pour le fait en question, et ainsi de suite. De cette manière, ils sont parvenus à affecter l’opinion du jury, et à les persuader que l’affaire était truquée, et que les militaires accusés étaient les victimes des autorités judiciaires. La défense a même utilisé une comparaison blasphématoire entre Lavrentiev et Jésus crucifié, » a ajouté le procureur.

« Notre position est ferme. Nous sommes persuadés que le commandant du Nerpa, Lavrentiev, n’a pas pris les mesures adéquates pour la formation de son équipage, et que l’officier marinier Grobov, ne connaissant pas les principes de fonctionnement des nouveaux équipements, a déclenché accidentellement le système d’extinction des incendies, qui a provoqué la mort de plusieurs marins, » a expliqué Kolomiets.

« En fait, l’équipage n’était pas qualifié pour utiliser le nouveau matériel et ne savait pas que des combinaisons de touche sur certaines consoles du système Molibden-I pourraient activer le système d’extinction. Le commandant a caché cette ignorance et a rendu compte que le sous-marin était prêt à prendre la mer. Mener les essais avec du personnel incompétent à bord a eu pour conséquence, le 8 novembre 2008, la mort de 20 personnes, à cause de la faute de Lavrentiev et Grobov, » a déclaré le procureur.

Référence :

RusNavy (Russie)