Des proches des victimes de l’accident survenu à bord du sous-marin russe Nerpa ne sont pas d’accord avec l’acquittement des accusés par un jury le 30 septembre dernier. Ils prévoient d’en appeler à la Cour Suprême.

A la suite du déclenchement spontané du système d’extinction incendie, un mélange de fréon et de dichlorure de carbone s’était répandu dans des compartiments du sous-marin, lors d’essais en mer du Japon, le 8 novembre 2008. 20 personnes, sur les 208 qui étaient à bord, sont mortes et 21 autres avaient été intoxiquées.

Les enquêteurs ont mis en cause le commandant du Nerpa, Dmitry Lavrentiev, et un mécanicien, Dmitry Grobov. Au cours de l’enquête, Grobov a dans un premier temps reconnu qu’il avait appuyé sur le bouton du système d’extinction incendie. Mais il est ensuite revenu sur ses déclarations, expliquant qu’il avait été forcé de le faire. Vendredi dernier, un jury a acquitté les 2 hommes.

« La décision du jury me parait injustifiée. Les personnes responsables de l’accident doivent être punies, et je vais faire appel auprès de la chambre militaire de la Cour Suprême, » a déclaré Tamara Filich, épouse du chef mécanicien, décédé dans l’accident.

Elle va discuter avec d’autres proches de victimes, et ils vont probablement faire appel ensemble.

« Tous les experts entendus lors du procès ont déclaré que c’était un facteur humain, mais le jury, pour une raison ou une autre, ne l’a pas pris en compte..., » a-t-elle ajouté.

Le parquet militaire de la Flotte du Pacifique n’est pas d’accord non plus avec le verdict du tribunal.

Le procureur militaire Sergei Kolomiets a déclaré que l’accident est survenu en raison du déclenchement non-autorisé du système d’extinction incendie, qui contenait du dichlorure de carbone, un gaz toxique. Selon le parquet, il s’agit bien d’un facteur humain.

Référence :

RusNavy (Russie)