Une conférence sur l’accident survenu en 2008 à bord du sous-marin nucléaire russe Nerpa était organisée le 18 avril par RIA Novosti. Les participant mettent en cause le commandant et l’équipage du sous-marin.

Parmi les participants, il y avait le capitaine de 1er rang (en retraite) Anatoly Rymar, Héros de la Russie, le capitaine de 2nd rang (en retraite) Alexander Pokrovsky, célèbre écrivain de marine, le capitaine de 1er rand (en retraite) Igor Kurdin, président du Club des sous-mariniers de St. Pétersbourg, Ilya Rubtsov, doctorant en droit, et le capitaine de 1er rang Valentin Rykov, chef mécanicien du Bureau d’Acceptation de la Marine pour la Baltique.

La cause première de l’accident est que, le 8 novembre 2008, alors que le Nerpa effectuait des essais en mer du Japon, le système d’extinction des incendies a été déclenché sans ordre. 20 personnes ont trouvé la mort, dont 3 membres de l’équipage et 17 techniciens civils. Le sous-marin a immédiatement fait surface, et l’équipage a mené les opérations de secours. Grâce aux ordres donné par le commandant et aux actions de l’équipage, aucun décès supplémentaire n’est survenu, et le sous-marin a pu rentré à sa base par ses propres moyens.

Une enquête criminelle, dans le cadre du code criminel de la Fédération de Russie, a été déclenchée pour négligence. Cependant, 2 ans et demi plus tard, le Parquet Militaire de la Flotte du Pacifique a mis en examen à nouveau le capitaine de 1er rang Dmitry Lavrentiev, commandant du Nerpa à l’époque des faits. Cette fois, il est accusé d’avoir abusé de son grade, ce qui implique des sanctions plus sévères.

Lors d’entretiens informels, des officiers de la Flotte du Pacifique ont indiqué que le Parquet essaie de trouver un bouc émissaire. Devons-nous considérer que le résultat de l’enquête est complet et valide ? Pourquoi les officiers de la Flotte du Pacifique et les juges militaires n’ont-ils pas la même opinion ? Comment était la qualification de l’équipage après la formation au 270è Centre de Formation de la Marine ? Les participants à la table ronde ont essayé de répondre à ces questions et à d’autres.

Tous les orateurs sont tombés d’accord sur un point — le commandant et ses subordonnés ont fait ce qu’ils pouvaient pour prévenir des conséquences plus graves lors de l’accident. Selon Igor Kurdin, la Flotte du Pacifique a estimé que les actions du commandant étaient adéquates et légitimes. La confirmation directe du professionnalisme total de Lavrentiev explique pourquoi, malgré sa mise en examen, il continue d’exercer ses fonctions : après les réparations, il a pris la mer à de nombreuses reprises à bord du Nerpa, y compris pour des essais avec l’équipage indien.

« Maintenant, nous ne discutons pas de la responsabilité du commandant et de ses subordonnés, mais des défaillances de tout le système d’acceptation. Ils exigent des résultats élevés, mais, si un accident survient au cours des essais officiels, ils accusent l’équipage. Je me sens honteux pour notre état, » a déclaré Alexander Pokrovsky.

Référence :

RusNavy (Russie)