Après 5 années de travaux, le seul sous-marin canadien basé sur la côte Pacifique, sur la base d’Esquimalt, a repris la mer au cours du week-end.

Dimanche soir, le HMCS Victoria est sorti de bassin pour être mis à quai dans le chantier naval du port d’Esquimalt.

Il s’agit d’un moment important pour le programme canadien de sous-marins, puisque le HMCS Victoria est seulement le 2ème sous-marin à pouvoir prendre la mer, malgré le maintien de certaines restrictions [d’emploi].

L’autre sous-marin, le HMCS Corner Brook, est attendu à l’été à la base navale de Victoria en provenance d’Halifax (côte Atlantique) pour effectuer des patrouilles.

Le HMCS Victoria faisait l’objet ; depuis 5ans — la moitié de sa « vie » sous pavillon canadien — de travaux importants d’entretien, de réparation et de modernisation.

« Le Victoria est le premier sous-marin de sa classe sur lequel nous avons effectué des maintenances d’un niveau aussi complexe », a déclaré le Cmdr. Christopher Earl, l’autorité technique de la marine canadienne pour les sous-marins, lors d’un interview en février dernier.

Il a ajouté qu’il ne pouvait donner d’estimation des coûts de réparation et de modernisation, parce les travaux se poursuivaient sur le HMCS Victoria.

A l’issue des essais en mer, ce sous-marin sera le tout premier complètement opérationnel et capable de lancer des armes.

A terme, l’objectif de la marine canadienne est de disposer, simultanément, de 3 sous-marins opérationnels, le 4ème étant alors en période d’entretien aux chantiers navals de Victoria, a indiqué Earl.

« Tous les 6 à 8 ans, tout système embarqué doit être réparé ou entretenu, » a-t-il expliqué. « Notre programme n’est pas foncièrement différent de celui des autres forces sous-marines. »

L'analyse de la rédaction :

Pour mémoire, la durée d’un “grand carénage” de sous-marin nucléaire français, comme celui que subit actuellement le Vigilant, est d’environ 2 ans, 2 ans et demi. Et encore, cette durée comprend la modification du système d’armes liée au passage au missile M-51. Les travaux réalisés lors d’un “grand carénage” de sous-marin nucléaire sont autrement plus complexes que ceux réalisés à bord d’un sous-marin classique, fût-il de la classe Victoria...

Référence :

Saanich News (Canada)