Les chantiers navals de Komsomolsk-sur-l’Amour (Extrême-Orient) ont annoncé jeudi leur intention de poursuivre les tests du sous-marin nucléaire Nerpa, sorti de leurs chaînes, qui a connu samedi un accident meurtrier.

"La Marine ne renonce pas au Nerpa, donc les tests en mer se poursuivront à l’issue de l’enquête et des expertises techniques nécessaires, et ils seront assurés par la même équipe", a déclaré Marina Radaïeva, porte-parole des chantiers navals, interrogée par RIA Novosti.

Selon Mme Radaïeva, il est impossible de remplacer l’équipe chargée des tests, car sa formation a pris deux ans.

20 personnes, dont 3 militaires et 17 civils, ont été tuées et 21 autres blessées dans un accident survenu samedi à bord d’un nouveau sous-marin nucléaire russe testé en mer du Japon. L’accident est dû à l’activation automatique du système anti-incendie utilisant du fréon, un gaz extrêmement toxique, selon les premiers éléments de l’enquête.

Au total 208 personnes, dont seulement 81 militaires, se trouvaient à bord du submersible au moment de l’accident.

Selon l’enquête, le sous-marin et son système anti-incendie sont en parfait état de fonctionnement. Un matelot soupçonné d’avoir enclenché sans raison l’émission de fréon fait l’objet de poursuites judiciaires pour "homicide involontaire" (article 109-3 du Code pénal) et risque jusqu’à sept ans de prison.

Fondés en 1936, les chantiers navals de Komsomolsk-sur-l’Amour ont construit 270 navires, dont 56 sous-marins.

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