La Chambre civile de Russie envisage de contrôler l’enquête sur l’accident à bord du sous-marin Nerpa, qui a emporté la vie de 20 personnes, a confié à RIA Novosti l’avocat Anatoli Koutcherena, président de la commission de la Chambre pour le contrôle social des forces de l’ordre et la réforme judiciaire en Russie.

La Chambre sociale estime que l’enquête a été menée "à la hâte", a-t-il précisé.

Selon les autorités chargées de l’instruction préalable, le système d’extinction du feu - qui a provoqué l’accident - a été actionné sans nécessité par l’un des matelots. Celui-ci a été mis en examen en vertu de l’article 109-3 du Code pénal de la Fédération de Russie (homicide involontaire de deux personnes et plus). Il risque une peine maximum de sept ans de prison ferme. Selon l’instruction, le suspect a plaidé coupable.

"Nous demanderons eux enquêteurs de nous communiquer certains pièces du dossier afin de vérifier toutes les versions existantes. Le rôle de chacun dans cet accident doit être vérifié et ce, malgré l’existence d’aveu. Il faut d’ailleurs établir la façon dont cet aveu a été obtenu", a affirmé Me Koutcherena.

Il estime que l’enquête a été menée "à la hâte". "A peine l’action publique avait-t-elle été engagée qu’il s’est trouvé un homme prêt à passer aux aveux. Et ce, sans que certaines mesures d’instruction importantes aient été réalisées", a fait remarquer l’avocat.

"La pratique judiciaire abonde en exemples montrant qu’une personne plaidant coupable peut en réalité être innocente", a-t-il ajouté.

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