Un matelot a enclenché le système anti-incendie à bord du sous-marin nucléaire russe Nerpa, samedi dernier, provoquant la mort de 20 personnes, a annoncé jeudi le Comité d’enquête auprès du Parquet général russe.

"Les enquêteurs militaires du Comité d’enquête ont identifié la personne qui a enclenché sans permission et sans raison le système anti-incendie à bord du sous-marin nucléaire. Il s’agit d’un matelot qui a avoué sa faute", a fait savoir le porte-parole du Comité d’enquête, Vladimir Markine.

Selon M. Markine, les enquêteurs continuent à interroger le matelot pour définir le rôle et la responsabilité des hauts fonctionnaires civils et militaires dans le drame.

20 personnes, dont 3 militaires et 17 civils, ont été tuées et 21 autres blessées dans un accident survenu samedi à bord d’un nouveau sous-marin nucléaire russe testé en mer du Japon. L’accident est dû à l’activation automatique du système anti-incendie utilisant du fréon, un gaz extrêmement toxique, selon les premiers éléments de l’enquête.

Plus tôt, une source proche de l’enquête confiait à RIA Novosti que le système anti-incendie était en parfait état de fonctionnement.

Une enquête judiciaire a été ouverte pour "violation des règles de navigation et d’exploitation d’un navire de guerre ayant provoqué par imprudence la mort d’une ou de plusieurs personnes et d’autres conséquences graves" (art. 352 du Code pénal russe), grief qui prévoit une peine maximale de sept ans d’emprisonnement.

Le Nerpa (K-152, projet 971, classe Chtchouka-B, ou Akula dans la classification de l’OTAN) est un sous-marin à propulsion nucléaire de troisième génération mis en cale en 1991 qui déplace 8.140 tonnes en surface ou 12.770 tonnes en plongée, sa vitesse maximale est de 30 nœuds. Sa profondeur de plongée est de 600 m et son autonomie de 100 jours. L’équipage compte 73 personnes. Il est doté de 4 lance-torpilles de 533 mm et de 4 autres de 650 mm.

© RIA Novosti