Le gaz libéré par le système d’extinction des incendies dans la tragédie survenue le mois dernier à bord du sous-marin nucléaire russe Nerpa, était empoisonné et n’aurait jamais dû être utilisé, selon un des principaux ingénieurs. 20 hommes étaient morts dans cet incident.

Aleksandr Merinov, l’ingénieur en chef au chantier naval Amur où le sous-marin a été construit, déclare qu’il pense que le gaz utilisé était toxique au 2 tiers.

“Le mélange de gaz aurait dû contenir du Fréon-114B2, moins toxique et qui ne nécessite pas de précautions particulières,” a déclaré Merinov au journal Dalnevostochny Komsomolsk.

On ignore encore comment la substance inoffensive qui aurait dû être utilisée selon Merinov, a été remplacée par du ‘mauvais gaz’.

L’incident a été provoqué par le déclenchement accidentel du système d’extinction des incendies. Cela a provoqué la diffusion du gaz empoisonné, peut-être du tétrachloroéthylène, dont on pense qu’il a tué des membres de l’équipage.

Merinov a fait remarqué que des échantillons de la substance qui a été diffusée à bord du sous-marin, a été envoyée dans un laboratoire. Les analyses vont déterminer quel type de gaz le fournisseur a livré au sous-marin.

Merinov pense qu’une erreur humaine a aussi pu être un facteur qui a conduit à la tragédie.

Un des marins, Dmitry Grobovoy, a été inculpé quelques jours après l’accident d’homicide par imprudence.

Les premiers résultats de l’enquête avaient conclu que le système s’était déclenché automatiquement. Cependant, des investigations complémentaires ont révélé qu’un membre de l’équipage l’avait activé. Le marin a avoué avoir déclenché le système d’extinction des incendies du Nerpa sans raison apparente. Il n’était pas autorisé à le faire.

Le nom de famille de ce marin, Grobovoy, signifie ‘fabriquant de cercueil’. S’il est condamné, il risque 5 ans de prison.

Référence :

Russia Today (Russie)