Il est hors de question que la marine australienne dispose de sous-marins nucléaires, selon son chef, le vice-amiral Ray Griggs.

La publication de l’audit sur la flotte sous-marine australienne a provoqué un nouveau débat sur le fait de savoir si l’Australie devait construire de nouveaux sous-marins.

Le porte-parole de l’opposition, le sénateur David Johnston, a indiqué que, si le gouvernement proposait de construire des sous-marins à propulsion nucléaire, il aurait le soutien de l’opposition.

Cependant, l’amiral Griggs a déclaré que, « en ce qui concerne les sous-marins à propulsion nucléaire, la position du gouvernement a toujours été claire : la seule chose à faire est de rejeter la propulsion nucléaire. »

Le Japon envisage d’assouplir l’interdiction de ventes d’armes à des pays étrangers. Cela pourrait ouvrir la porte à l’Australie pour acheter des sous-marins classiques japonais, généralement très bien considérés.

Il a aussi été proposé d’économiser une partie des sommes consacrées à l’entretien et au soutien des 6 sous-marins actuels, près de 800 millions $ par an, en désarmant immédiatement 2 des 6 sous-marins, et en lançant un programme d’achat de sous-marins européens, plus petits mais plus modernes et fiables.

Selon une source européenne, un tel achat couterait 16 milliards $ de moins que son équivalent construit en Australie.

Le Canberra Times a appris que la 1ère partie de cette proposition pourrait être déjà appliquée dans les faits.

Certains prétendent qu’au moins un des sous-marins Collins serait cannibalisé à une grande échelle pour fournir des pièces détachées afin de permettre aux 5 autres de naviguer. Ce sous-marin ne serait pas capable de prendre la mer à nouveau, sans une remise en état importante.

Le ministère de la défense n’a pas encore répondu à des demandes d’information à ce sujet.

Référence :

Camberra Times (Australie)