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Un nouveau sous-marin de sauvetage a effectué ses (…)
Le ministre Brésilien de la défense, Nelson Jobim, a souligné jeudi la "nécessité" de "renforcer" la sécurité du pays, après la découverte récente de réserves pétrolières importantes devant San Pablo. Mais le ministre a assuré que pour cette mission, le Brésil doit s’appuyer "sur un sous-marin à propulsion nucléaire", bien qu’il ait écarté l’idée que Brasilia envisage la possibilité de construire une bombe atomique.
"Au moment où nous découvrons une grande richesse nationale dans l’océan Atlantique, il est évident que nous devons être préparés à la protéger", a déclaré le ministre. "Cette protection ne doit pas seulement prévenir l’invasion d’un autre pays mais aussi empêcher des actes de terrorisme", a affirmé Jobim, lors de l’ouverture de la 4è conférence du fort de Copacabana, consacré à la sécurité entre l’Europe et l’Amérique du Sud.
"Nous ne pensons pas que nous allons protéger ces réserves uniquement avec des navires de surface. Parce que ce type de navires peut être facilement localisé aujourd’hui grâce à des équipement spéciaux", a-t-il souligné, pour justifier sa demande de sous-marin nucléaire. Le ministre a insisté que la découverte de Petrobras, la semaine dernière, grâce à laquelle le Brésil pourra s’alimenter et exporter du pétrole dans les prochaines années, renforce la nécessité que le pays maîtrise le cycle d’enrichissement de l’uranium pour la production de centrales nucléaires. C’est à ce moment que le ministre "a écarté" l’utilisation de l’énergie nucléaire pour la fabrication de bombes. "C’est une idiotie (sic). C’est seulement pour avoir la possibilité de disposer de l’énergie nucléaire pour la marine et pour l’énergie électrique", a-t-il clarifié.
Cependant, la position de Jobim contraste avec les déclarations du secrétaire aux relations internationales du ministère Brésilien de la défense, le général José Benedito de Barros Moreira, qui lors d’un entretien à la télévision avait déclaré jeudi : "Le Brésil doit avoir, dans le futur, la possibilité de développer une bombe nucléaire".
Ce fonctionnaire avait admis que le Brésil pourrait dans le futur "se retirer du Traité de Non Prolifération Nucléaire" qu’il a déjà signé pendant la démocratie. Comme l’Argentine, le Brésil possède déjà la technologie pour enrichir l’uranium avec des centrifugeuses. Mais il y a un pas important entre cette technologie et la fabrication d’une arme nucléaire. C’est ce pas que le général se propose de franchir : "Aucune nation ne peut se sentir en sécurité si elle ne développe pas la technologie qui lui donne la capacité de se défendre lorsque c’est nécessaire".
Barros Moreira est le fonctionnaire chargé de définir le rééquipement qu’envisage le Brésil pour garantir la défense de ses richesses. "Grâce à ses richesses, le Brésil est devenu important. Le monde manque d’eau, d’énergie, de nourriture et de minerais. Pour cela, nous devons placer un rempart fort qui ferme nos portes", a-t-il conclu.
Clarin (Argentine)
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