Le plus récent sous-marin nucléaire de la Royal Navy, le HMS Astute, a été remorqué jusqu’à son port-base après une panne qui aurait pu entraîner la mort de tout l’équipage.

Le bâtiment furtif de haute technologie a été ramené vendredi soir à la base sous-marine de Faslane après avoir connu « un problème technique sur le système hydraulique », selon une source du ministère britannique de la défense.

« Cela doit être réparé afin d’être certain qu’il puisse plonger correctement, » indique la source. « Cela pourrait prendre des jours, voire des semaines. » Selon des spécialistes, les barres de plongée du sous-marin, qui lui permettent de plonger ou de remonter en surface, sont manœuvrées par des presses hydrauliques. Si elles ne pouvaient plus être manœuvrées — à la suite d’une panne du système hydraulique—, le sous-marin pourrait couler, avec ses 98 membres d’équipage.

Le sous-marin a connu une longue série d’incidents : incendie alors qu’il était encore en construction, chute d’un échafaudage, échouage et, il y a peu, fusillade.

Le HMS Astute, qui avait quitté la base de Faslane mercredi dernier pour des essais en mer, y est rapidement retourné après seulement 2 jours. Une source a indiqué au Sunday Herald que le commandant du sous-marin, le Commander Iain Breckenridge, n’avait « aucune confiance dans les performances de son sous-marin. » Un consultant, John Large, qui conseille le gouvernement britannique sur la sécurité des sous-marins, souligne que le système hydraulique qui contrôle les barres de plongée est « un système de sécurité fondamental qui ne peut être ignoré ».

Il précise : « Si vous perdez le système hydraulique, le sous-marin peut couler avec tout son équipage. C’est un problème sérieux. » Le danger que des sous-marins, comme le HMS Astute, puissent avoir des difficultés à remonter en surface, est souligné par un rapport secret de l’organisme interne de contrôle nucléaire du ministère de la défense.

Le Commodore Andrew McFarlane, responsable de la sécurité nucléaire de la défense, avait averti le « risque de disparitions multiples lié à la perte du contrôle de l’immersion ».

En avril dernier, un SNLE britannique, le HMS Vengeance, avait dû interrompre un exercice en Atlantique Nord lorsque son hélice avait été bloquée par des éléments externes.

Un porte-parole du ministère de la défense a déclaré : « Normalement, nous ne commentons pas les activités de nos sous-marins. »

Référence :

Herald Scotland (Grande-Bretagne)