Un des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins britanniques rentre actuellement vers son port-base de Faslane en Ecosse après avoir connu un problème de propulsion embarrassant.

Le HMS Vengeance, un SNLE de la classe Vanguard, a quitté un exercice en Atlantique Nord parce que son propulseur a été bloqué par des débris jeudi soir, par mauvaise météo.

Le sous-marin à propulsion nucléaire peut embarquer jusqu’à 48 têtes nucléaires. Il rentre actuellement vers la base de Faslane pour des vérifications.

La Royal Navy a reconnu que l’incident était regrettable mais a précisé qu’il n’y avait eu aucun blessé et aucune conséquence pour la sécurité nucléaire. Il s’agit d’un « problème mécanique », a expliqué un porte-parole.

Le porte-parole a précisé que le « HMS Vengeance participait à un exercice dans la zone nord lorsqu’il a connu un problème de propulsion. Le propulseur s’est bloqué et il a été constaté ensuite qu’un objet avait été aspiré. La vitesse du sous-marin est réduite. »

Le HMS Vengeance, comme les 3 autres SNLE britanniques de la classe Vanguard, utilise généralement son propulseur, une grosse hélice protégée par un carénage et située à l’arrière. Il dispose aussi de 2 moteurs auxiliaires rétractables. Selon des spécialistes, il est probable que le sous-marin utilise désormais ses moteurs auxiliaires pour éviter tout dégât supplémentaire au propulseur.

Le porte-parole de la Royal Navy a ajouté : « Le HMS Vengeance rentre actuellement à Faslane, en surface et par ses propres moyens. Des investigations vont être menées. A ce stade, on ne prévoit aucune conséquence sur son programme d’opérations. »

La Royal Navy n’indique que rarement où se trouvent précisément ses sous-marins. Elle n’indique pas exactement quand le HMS Vengeance est attendu à Faslane, ni quand il est prévu de reprendre la mer. Selon certains éléments, il devait partir en patrouille la semaine prochaine.

Il est possible que le propulseur ait aspiré des morceaux de filets de pêche ou une haussière en acier. Selon un spécialiste, « il faut que cela soit quelque chose d’assez lourd, et il pourrait avoir provoqué de sérieux dégâts »

Référence :

Herald Scotland (Grande-Bretagne)