Quatre chantiers navals de niveau mondial, dont Navantia, luttent depuis des semaines pour obtenir un des contrats les plus importants de ces dernières années dans la construction navale. La marine australienne a besoin de 12 nouveaux sous-marins classiques pour remplacer ses 6 vieux sous-marins de la classe Collins, les plus gros sous-marins classiques du monde, construits il y a plus de 25 ans.

Dans le livre Blanc de la défense publié il y a quelques jours, l’Australie annonce son intention de faire construire 12 sous-marins classiques dotés des technologies les plus récentes disponibles sur le marché.

Des chantiers navals d’Allemagne, de France, de Grande-Bretagne et d’Espagne se sont portés candidats. Il y a 2 semaines, une délégation du département des programmes de sous-marins de la marine australienne a visité les installations de Navantia à Carthagène, pour voir directement le projet S-80.

 Etude des propositions

Des sources du chantier espagnol ont expliqué qu’ils avaient présenté sa proposition formelle avec un avant-projet pour construire intégralement les 12 sous-marins. Actuellement, le ministère australien de la défense étudie les propositions des 4 pays intéressés par une participation à leur construction.

Mais ce ne sera qu’en novembre que la marine australienne sélectionnera 2 des 4 propositions reçues. Ensuite commencera la véritable lutte pour obtenir le contrat. Les 2 chantiers retenus devront alors concevoir le sous-marin en respectant les exigences techniques, structurelles et d’armement de la marine australienne.

Navantía inclura dans son projet les technologies qu’elle utilise déjà dans les S-80. C’est la raison pour laquelle l’entreprise pense avoir de grandes chances d’obtenir le contrat, puisque ce sont les sous-marins les plus modernes construits actuellement.

 Construction à partir de 2013

Si l’entreprise espagnole était choisie, ce qui n’aura pas lieu avant 2 ans, ce serait le contrat le plus important jamais remporté par Navantia, en terme de budget. Cela garantirait sa charge de travail à partir de 2013, date à laquelle elle prévoit de terminer la construction des 4 S-80 destinés à la marine espagnole.

L'analyse de la rédaction :

Du côté australien, les informations sont beaucoup moins claires : après avoir annoncé vouloir privilégier une construction par l’entreprise publique ASC en Australie, le ministre de la défense a indiqué récemment que la crise le contraignait à revenir sur cette promesse.

Il semble toutefois privilégier une construction en Australie, même si c’est par une entreprise internationale, seule ou en association avec une entreprise australienne.

Référence :

La Verdad de Murcia (Espagne)