L’US Navy va désormais exiger des constructeurs qu’ils prennent des précautions supplémentaires pour qu’un sous-marin ne soit pas détruit par un incendie.

Conséquence de l’incendie qui a gravement endommagé l’USS Miami, le vice-amiral William Hilarides a déclaré qu’il était devenu clair que « nous avions oublié comment lutter contre de gros incendies, » en particulier dans les chantiers navals. Lorsqu’un navire est en travaux, il y a peu de monde à bord et un “méli-mélo” — pompiers fédéraux, locaux, l’équipage du navire et les ouvriers du chantier qui sont à proximité — sont chargés de la lutte contre l’incendie.

« Comme nous avons tiré ces leçons et essayer de voir ce qu’on pouvait faire, c’est un défi significatif. Nous avons donc écrit un nouveau manuel, » a-t-il expliqué.

Hilarides, le commandant du Naval Sea Systems Command, a expliqué que le nouveau manuel technique sur la sécurité incendie était sur son bureau, attendant sa signature. Le manuel impose une « longue liste d’exigences » pour les activités industrielles sur toutes les classes de bâtiments, précise-t-il.

Hilarides a précisé qu’il ne l’avait pas encore signé parce que le coût complet de la mise en place de ces changements, n’avait pas été déterminé. Il a décrit les nouvelles procédures prévues par le manuel comme « très, très couteuses »

Organiser un exercice de grande ampleur de lutte contre un incendie dans un chantier naval coute environ 1 million $, a-t-il expliqué, mais il est clair que ces exercices doivent avoir lieu.

Hilarides a indiqué que, avant même l’approbation du manuel, des exercices sont organisés et des équipements supplémentaires de surveillance sont installés sur les navires pour le moment où l’équipage est réduit. Ce sont les « 2 principales choses qui doivent être faites pour être sûrs que nous n’ayons pas un nouveau Miami.

Référence :

The Day (Etats-Unis)