Le mystère entourant la mort de 5 pêcheurs Français dans le naufrage d’un chalutier il y a 3 ans, s’est épaissi jeudi lorsqu’un juge a indiqué que le bateau avait probablement été coulé par un sous-marin inconnu espionnant les exercices de l’OTAN.

Richard Foltzer, le juge d’instruction chargé de l’enquête, a fait cette déclaration après une campagne menée par les familles des disparus destinée à briser le mur de silence élevé par la France, la Grande-Bretagne et d’autres membres de l’OTAN.

Ils ont toujours cru qu’un sous-marine avait provoqué le naufrage du chalutier breton Bugaled Breizh le 21 janvier 2004 au large de la Cornouaille, et que les responsables cachaient la vérité.

Ils ont indiqué avoir été soulagé lorsque le juge Foltzer leur avait indiqué que la théorie la plus plausible était qu’un des câbles du chalutier avait été entraîné par un sous-marin qui l’avait ensuite entraîné au fond.

“La justice a d’abord parlé d’un événement sous-marin, puis d’une force exogène et maintenant ils prononcent le mot sous-marin,” a déclaré Maître Christian Bergot, l’avocat représentant les familles des pêcheurs. “Le juge a accompli des progrès frappants.”

Le juge Foltzer semble avoir écarté les théories selon lesquelles l’accident aurait été causé par un sous-marin Britannique ou Néerlandais participant aux exercices de la Royal Navy ou de l’OTAN.

Les documents transmis par les autorités Britanniques indiquent que le HMS Turbulent – accusé par un documentaire français d’être impliqué dans le naufrage – était à quai à Devonport pendant que le HMS Torbay se trouvait à 100 miles au large. Le sous-marin Néerlandais Dolfinj se trouvait à 9 miles de là.

Après avoir rencontré le juge Foltzer, Maître Bergot a déclaré : “L’expert en sous-marin désigné par le juge a mis les sous-marins de l’OTAN hors de cause.

“Si ce n’est aucun d’entre eux, cela peut seulement être un sous-marin espion,” a déclaré selon lui le juge.

Il a souligné le soutien de la justice à la théorie dont les proches disent qu’elle est l’explication la plus probable du naufrage, mais il a ajouté qu’il serait très difficile de retrouver le sous-marin responsable.

Rémi Gloagen, dont le frère Patrick est mort dans le naufrage, a indiqué : “Nous étions heureux que le mot ‘sous-marin’ ait été prononcé, mais quand le sous-marin espion a été mentionné, nous nous sommes dit, ‘Nous sommes dans un cul de sac’.”

Référence :

The Times (Grande-Bretagne)