Les enquêteurs qui se penchent sur les circonstances de la tragédie du Chicoutimi étudient la possibilité que le port de la barbe ait compromis l’étanchéité des appareils respiratoires.

La marine canadienne étudie la possibilité de revenir sur l’autorisation donnée aux marins de porter la barbe, suite à l’incendie mortel à bord du HMCS Chicoutimi.

Cette annonce a été faite alors que de hauts responsables de la marine maintenaient le flou sur la date de retour en mer des autres sous-marins canadiens.

Le Commodore Jim Sylvester, président du groupe de sécurité des sous-marins, a indiqué aux journalistes qu’il ne pouvait dire quand le groupe pourrait faire une telle recommandation au chef d’état-major de la marine.

La flotte sous-marine est bloquée au port depuis le 12 octobre dans ce que le ministre de la Défense, Bill Graham, appelle une "mesure de précaution" à la suite de l’incendie du Chicoutimi pendant son premier voyage à travers l’Atlantique.

Le groupe de sécurité des sous-marins, aussi appelé le groupe SubSafe, a agi sur des informations obtenues indépendament de la commission d’enquête sur l’incendie qui a tué le Lieutenant Chris Saunders et blessé gravement deux autres membres de l’équipage.

Le Commodore Sylvester a indiqué que le groupe SubSafe enquête pour déterminer si le port de la barbe réduit l’éfficacité des masques à air respirable, utilisés en cas d’urgence.

Le Commodore Sylvester a indiqué que, puisqu’un des marins ayant souffert d’intoxication suite à l’inhalation de fumée portait la barbe, il était normal de vérifier si la barbe avait un impact sur l’efficacité de l’appareil respiratoire. Les officiels reconnaissent qu’ils n’ont aucune information permettant de dire si la personne avit été intoxiquée avant ou après qu’on lui ait mis le masque.

Référence :

Ottawa Citizen