Un sous-marin nucléaire lanceur d’engins britannique a été contraint de rentrer au port (aux Etats-Unis) à la suite d’une avarie du système à gouverner. Cette avarie intervient quelques semaines après la fin d’un grand carénage qui a couté près de 300 millions £.

Le ministère britannique de la défense a confirmé que le SNLE Vigilant avait subi une avarie sur le chemin du retour vers l’Ecosse, après le tir d’essai d’un missile Trident réalisé le 23 octobre au large de la Floride.

Le sous-marin est revenu à la base de Kings Bay (Georgie) pour évaluation et réparation.

Un sous-marinier du Vigilant s’était plaint sur Twitter que le calendrier du sous-marin était modifié, expliquant qu’il « était bloqué aux USA pour Noël ». Le Vigilant devait rentrer en Ecosse pour reprendre ses patrouilles de dissuasion après un grand carénage de 3 ans.

Le ministère a publié peu d’informations sur ce qui est arrivé, en raison du secret. Généralement, il ne dit jamais où se trouvent les SNLE, ni s’ils emportent des armes nucléaires.

« En rentrant en Grande-Bretagne après le tir réussi d’un missile Trident II D5, le HMS Vigilant a subi une avarie sur son gouvernail, » a expliqué un porte-parole. « elle ne touche en rien au domaine nucléaire.

« Le sous-marin et son équipage sont retournés en toute sécurité vers le port où la panne est évaluée. » On a précisé que les dégâts avaient été provoqués par des « débris en mer », mais ce n’est pas confirmé par le ministère. « Il n’y a aucune preuve d’une collision en mer, » a souligné le porte-parole.

Un expert suggère que le système à gouverner a pu connaitre une avarie au niveau des systèmes hydraulique ou de télétransmission, ou bien que le câble de l’antenne linéaire remorquée s’y soit pris. Cette antenne est un sonar utilisé pour détecter d’autres sous-marins.

Référence :

Herald Scotland (Grande-Bretagne)