Le ministre britannique de la défense, Philip Hammond, a mis tout son poids pour que la Royal Navy conserve ses 2 futurs porte-avions de la classe Queen Elizabeth, lors de leur mise en service à la fin de la décennie.

Hammond a rappelé qu’aucune décision ne sera prise avant la revue stratégique de 2015, quant à savoir si la Royal conservera le 2è porte-avions. Mais il a indiqué que le cout annuel supplémentaire « relativement modeste » (70 millions £) pour la disponibilité des 2 porte-avions est un « investissement extrêmement intéressant », a-t-il déclaré lors d’une conférence du Royal United Services Institute.

La décision prise cette année par le gouvernement britannique de revenir à la version décollage court du F-35 Joint Strike Fighter, implique qu’il y a désormais une « possibilité réaliste que les 2 porte-avions entrent en service », a déclaré Hammond.

Un 2è porte-avions permettrait à la Royal Navy d’avoir en permanence un de ses porte-avions disponible, pendant toute leur durée de vie, pour une mission. Dans des circonstances extrêmes, et avec un faible préavis, il serait même possible d’avoir les 2 porte-avions disponibles en même temps, a-t-il prédit.

Hammond a utilisé son discours pour mettre fin à un conflit entre la Royal Air Force et la Royal Navy sur le nombre de chasseurs embarqués à bord d’un porte-avions.

La flotte de chasseurs F-35 sera commune aux 2 armées. Le nombre total d’avions achetés n’en pas encore fixé, la presse évoque le chiffre de 40 à 48.

La RAF préconisait que seulement un petit nombre de F-35 soit embarqué dans les premières années.

Hammond a semblé mettre fin aux débats, indiquant que « 12 chasseurs embarqueraient de façon régulière lorsqu’un porte-avions serait déployé en mission, avec la possibilité d’augmenter ce chiffre en période de tension ».

Le F-35 est prévu d’être mis en service par la RAF et la RN en 2018.

Référence :

Defense News (Etats-Unis)