Pendant 4 jours, 70 spécialistes des 3 pays propriétaires ont pris en main le NSRS (Nato Submarine Rescue System). Le système de sauvetage de sous-marins en détresse est l’un des équipements les plus sophistiqués au monde.

Le NSRS
© Royal Navy

Le NATO Submarine Rescue System (NSRS) est conservé et entretenu dans un hangar géant, spécialement construit sur la base sous-marine de Faslane en Ecosse. Il peut descendre à 610 m (2.000 pieds), c’est à dire assez profondément pour opérer sur n’importe quel plateau continental dans le monde.

Propriété commune de la Grande-Bretagne, de la France et de la Norvège, il est en alerte permanente. Et heureusement, pour l’instant, il n’a jamais été utilisé en situation réelle.

Des volontaires dans la chambre de décompression du NSRS
© Royal Navy

Pendant les essais, 25 volontaires ont été enfermés pendant 18 heures dans les 2 chambres de décompression du NSRS, afin de voir comment ils réagiraient au confinement et aux changements de pression atmosphérique qu’ils devraient subir pendant le sauvetage d’un sous-marin en détresse.

Le NSRS peut être déplacé en moins de 3 heures — sur 27 chariots. Dans le monde entier, des navires sont prévus pour embarquer la plateforme de chargement, les chambres de décompression et le sous-marin de sauvetage. Si c’est nécessaire, le navire le plus proche serait alerté.

Toute la plateforme de chargement est boulonnée sur le pont du navire et le sous-marin — sorti tout droit d’un film de science-fiction avec sa bulle de verre à l’avant — est prêt à plonger, mis à l’eau par les grues qui font parti de l’ensemble.

Mise à l’eau du NSRS
© Royal Navy

Si la coque d’un sous-marin est percée, elle est automatiquement scellée et le reste de la coque se pressurise. Les chambres de décompression du NSRS, qui peuvent accueillir 35 personnes à la fois, sont préparées et le sous-marin de sauvetage transfère les survivants directement dans les chambres par un sas. Si la coque du sous-marin en détresse est toujours intacte, le sous-marin de sauvetage peut travailler seul, remontant en surface 15 survivants à la fois.

Le temps est un facteur important parce qu’il peut falloir jusqu’à 4 jours pour décompresser entièrement quelqu’un. Donc les sauveteurs doivent remonter autant de survivants qu’ils le peuvent du sous-marin et aussi vite que possible.

Dans les chambres de décompression, il y a des plongeurs spécialement formés et des infirmiers, pour traiter les blessés et décontaminer ceux qui en ont besoin, et plus généralement faire fonctionner le système jusqu’à ce qu’on puisse ouvrir les portes du sas en toute sécurité.

Des spécialistes prennent en main le "Submarine Rescue System"
© Royal Navy

Pendant 4 jours, des plongeurs, des médecins, des infirmiers et des spécialistes de Grande-Bretagne, France et Norvège ont utilisé ensemble le système.

L’exercice, baptisé Massivex, a respecté la durée d’un sauvetage réel, depuis l’alerte initiale jusqu’aux 18 heures de décompression.

Référence :

Royal Navy