Le plus récent porte-avions de l’US Navy, l’USS George H.W. Bush, connait un grave problème. Depuis son départ en mission en mai dernier, le porte-avions est touché par des "pannes" de toilettes. A certains moments, il n’en restait plus une seule dans tout le bâtiment.

Il n’y a pas matière à rire. Les marins embarqués disent qu’ils passent parfois plus d’une heure à rechercher une toilette fonctionnelle, s’ils arrivent à en trouver un. D’autres se sont résolus à uriner dans les douches ou dans les lavabos industriels de leur poste de travail. Certains marins utilisent des bouteilles et en vident le contenu par dessus le bord, pendant que certaines femmes se retiennent pendant si longtemps qu’elles ont des problèmes de santé, selon des sources embarquées.

Les marins mettent en cause le système d’évacuation du navire. Mais pour l’US Navy, les marins jettent des “matériaux inappropriés” dans les toilettes.

Le porte-avions, admis au service actif en janvier 2009, effectue une mission dans le golfe Persique. Selon des marins, le problème est permanent depuis son départ en mai dernier. Depuis son départ en mission, il y a eu au moins 2 occasions où l’ensemble des 423 toilettes étaient inutilisables. Le plus souvent, les toilettes de l’avant ou de l’arrière sont inutilisables.

Le problème provient du système d’aspiration des eaux usées dans les tuyaux du bâtiments. Le système tombe en panne sans avertissement, ce qui interdit de tirer la chasse d’eau. Cela conduit à interdire l’utilisation des toilettes et urinoirs de tout le bâtiment, pendant que des marins examinent les 400 km de tuyaux pour trouver ce qui ne va pas et le remettre en service. Une panne a conduit un service à travailler pendant 35 heures sans interruption pour réparer le système.

Pour compliquer la chose, certaines toilettes qui fonctionnent, sont fermées avec un cadenas, seuls les marins qui connaissent la combinaison peuvent l’utiliser.

Compte-tenu des circonstances, lorsque les toilettes sont inutilisables, les 5.000 marins de l’équipage doivent soit ignorer l’appel de la nature, soit trouver des moyens inventifs pour se soulager.

Référence :

Navy Times (Etats-Unis)