Il y a 2 ans, le gouvernement australien a annoncé un projet de construction de 12 nouveaux sous-marins. Depuis, c’est le silence total.

Le Livre Blanc sur la Défense, publié en mai 2009, prévoyait de dépenser des milliards $ pour remplacer les sous-marins de la classe Collins.

« Le gouvernement considère que les circonstances stratégiques futures nécessitent une flotte sous-marine agrandie à 12 exemplaires, afin de maintenir en mer une force suffisamment importante en cas de crise ou de conflit pour pouvoir défendre nos approches maritimes », expliquait le document.

Depuis qu’il a été publié, aucun financement n’a été débloqué pour l’étape de la planification initiale. L’Australian Strategic Policy Institute se demande ce qui se passe.

Dans une nouvelle analyse politique, des chercheurs de l’ASPI indiquent qu’il est regrettable qu’aucun progrès n’ait été constaté.

« Etudier très tôt les différentes options possibles sera probablement indispensable, » indique l’analyse.

Le cout de ce projet dépassera probablement le record du projet militaire le plus couteux.

Comme le ministère a déjà connu de nombreux revers budgétaires, ASPI avertit que le gouvernement ne peut se permettre de répéter le passé.

« Le gouvernement doit commencer à réfléchir à l’équilibre des couts, des capacités et des risques qu’il est prêt à prendre », indique le rapport.

Des capacités comme le lancement de missiles vers la terre ou le débarquement de commandos, pourraient ne pas être justifiées, compte-tenu de leur cout potentiel.

« Des travaux préliminaires de conception et d’analyse sont nécessaires pour évaluer les avantages des capacités retenues, dans le contexte de la conception globale du projet et des options industrielles. Si ces capacités sont peu couteuses et peu risquées techniquement, elles pourraient mériter d’être incluses, » précise le rapport.

« Si elles nécessitent des modifications substantielles de la coque, comme des tubes verticaux de lancement de missiles ou des sas spécifiques pour les commandos, elles provoqueront probablement plus de problèmes que que de bénéfices. »

Référence :

Daily Telegraph (Australie)