Neuf mois après le naufrage du Bugaled-Breizh, le journal de la Royal Navy indiquait que le sous-marin anglais Turbulent avait une mission en janvier 2004 : « Infiltrer un exercice militaire au large de la Cornouailles sans révéler sa présence ».

L’article est disponible sur le site du journal.

L'analyse de la rédaction :

Le point central de l’article du Navy News, c’est que le Turbulent a subi des dégâts sur ses bittes d’amarrage, lors d’un transfert de personnel par mer agitée. Explication que le journaliste remet bien évidemment en cause, traduisant au passage le terme anglais « mooring bollards » par des « arceaux d’amarrage » et confondant allégrement l’exercice de lutte anti-sous-marine et le déploiement en océan Indien qui a suivi.

Il convient de rappeler que les bittes d’amarrage, sur un sous-marin, sont éclipsables, c’est-à-dire que, comme tous les autres appendices dépassant de la coque, ils sont rentrés à l’intérieur de la coque lorsqu’ils ne sont pas utilisés afin de réduire la trainée hydrodynamique et éviter les bruits d’écoulement d’eau qui pourraient permettre de le détecter.

Ceci signifie que le seul moment où l’une de ces bittes aurait pu être endommagée, c’est lorsqu’elle était sortie, c’est à dire alors que le sous-marin était en surface, lors d’une manœuvre d’entrée / sortie au port ou de transfert de personnel.

Référence :

Le Télégramme