Le vice-ministre grec de la défense a confirmé officiellement l’intention de son pays d’accepter la livraison des trois sous-marins U-214 construits en Grèce, mais pas le Papanikolis, construit en Allemagne.

Selon le ministre, « Bien sûr, le sous-marin qui avait présenté des problèmes, ne va certainement pas être accepté par la marine grecque. [...] Nous nous basons sur des rapports compétents de la marine grecque. Nous n’allons certainement pas l’accepter. Nous allons poursuivre la politique du précédent gouvernement. Bien sûr, la construction des 3 sous-marins au chantier naval Skaramagka sera poursuivie. Eux ne sont pas concernés par les problèmes parce qu’ils ont reçu des changements et des transformations suite aux problèmes découverts sur le Pananikolis. »

C’est la première fois qu’apparait officiellement la mention « des changements et à des transformations » sur les 3 sous-marins construits à Skaramagka par rapport au Papanikolis. Cela peut soulever des doutes légitimes sur le respect du calendrier de construction des sous-marins. Selon le calendrier initial, la mise à l’eau des trois derniers sous-marins est réalisée exactement 12 mois après la soudure des 5 parties de la coque résistante.

La mise à l’eau du sous-marin Pipinos a été effectuée le 15 février 2007, avec 4 mois de retard sur le calendrier. Ce retard s’explique très probablement par les transformations — mise en place de valves sur des vannes d’eau de mer, élargissement des orifices de drainage du pont, changement d’orientation des baies à l’intérieur du sous-marin pour limiter la gite excessive constatée pendant les essais sur le Papanikolis.

Pour justifier l’abandon du Papanikolis, la Grèce a expliqué qu’il faudrait remplacer à brève échéance les batteries, pour un cout de 4 millions €. Elle a aussi indiqué que la situation du sous-marin, après les transformations successives pour l’élimination des observations, n’était pas claire.

Dans le même temps, le vice-ministre a confirmé son intention d’accepter les 3 sous-marins construits en Grèce, ainsi que l’Océan (S118), après sa modernisation aux chantiers grecs, dans le cadre du programme Neptune II, sous surveillance technique de HDW.

Parmi les modifications apportées au Papanikolis pour réduire la gite excessive, la citerne de réfrigération des gaz d’échappement, d’un poids de 5 tonnes, a été supprimée. Elle a été remplacée par un système à double paroi pour rejeter les gaz d’échappement, double paroi entre lesquelles circule de l’eau de refroidissement.

Référence :

Hellenic Defense (Grèce)