Le ministre brésilien de la défense, Nelson Jobim, a justifié le choix de la France pour l’achat de sous-marins classiques parce que le contrat, dont la négociation se termine, prévoit la possibilité de construire à partir d’eux, au Brésil, des sous-marins à propulsion nucléaire.

Jobim, qui rencontrait à Paris son homologue français, Hervé Morin, a déclaré à la presse que les 4 sous-marins Scorpène français que le Brésil a l’intention d’acheter, comportent des transferts de technologie et une structure qui permettra ensuite aux Brésiliens de développer la propulsion nucléaire.

Les Français ne transfèrent pas une technologie nucléaire, mais la structure des Scorpène permet de l’intégrer ensuite, explique Jobim, qui insiste aussi sur d’autres aspects qui différencient la proposition de DCNS avec celle des sous-marins allemands.

“La différence est entre une voiture et une Formule 1″, a déclaré le ministre dans son argumentation.

Jobim, qui a précisé que la négociation “avance sans problèmes”, n’a pas voulu donner de chiffres sur le contrat des sous-marins, qui pourrait être officialisé à l’occasion de la visite au Brésil du président français, Nicolas Sarkozy, le 7 septembre prochain.

Il a aussi indiqué que c’est une question qui n’est pas encore fixée, sur laquelle travaille des techniciens des 2 pays et que, plus qu’un montant fixe, c’est un projet qui va s’étendre pendant plusieurs années, qui comprend des transferts de technologie et aussi la construction des sous-marins au Brésil.

Référence :

Poder Naval (Brésil)