Le 29 janvier dernier, le vice-amiral Mel Williams Jr., (…)
Un navire de la marine française, la frégate Guépratte (…)
Comme c’était prévisible, lorsque la semaine dernière la coque de l’ex-porte-avions Clémenceau a été remorquée dans le chantier Able-UK pour y être démantelée, la presse a rapporté que son arrivée avait provoqué des manifestations de colère des écologistes. Un journaliste de la BBC a interviewé un de ses écologistes, qui se plaignait qu’Able UK, l’entreprise anglais qui a obtenu le plus important contrat de démantèlement en Europe, n’avait aucune expérience, n’avait pas de cale sèche et qu’elle se préparait à démanteler cet énorme bâtiment, transportant des centaines de tonnes d’amiante mortelle, au milieu d’une réserve naturelle de renommée internationale.
Si le journaliste de la BBC avait mieux fait son travail, il aurait pu hésiter avant de faire son reportage d’une manière qui déforme autant les faits. Loin de n’avoir aucune expérience, Able a construit sa réputation depuis 1986 comme le spécialiste du démantèlement de navires, plateformes pétrolières et centrales électriques dans le monde. Loin de ne pas disposer de cale sèche, c’est là que se trouve la plus grande. Et des études exhaustives ont montré que, comme la centrale nucléaire d’Hartlepool située juste à côté, il cohabite parfaitement avec les échassiers dans la réserve de Ramsar.
La BBC a au moins permis au PDG d’Able, Peter Stephenson, d’expliquer d’une manière mesurée que l’ex-Clemenceau sera démantelé de la façon la plus sûre et responsable pour l’environnement. Mais il était suivi par un responsable de l’Agence pour l’environnement, ce qui sous-entendait qu’Able Uk travaillait ainsi uniquement en raison des exigences draconiennes imposées par l’agence à la compagnie.
A la vérité, la BBC aurait pu orienter son reportage d’une complètement différente. Au lieu de lui donner un aspect aussi négatif, elle aurait pu expliquer que l’objectif d’Able est de se construire une réputation de chantier le plus efficace au monde pour le démantèlement et le recyclage des navires potentiellement dangereux, qui auraient sinon été démantelés sur une plage indienne par une nuée de paysans mal payés, sans tenir compte des règles de sécurité.
Loin d’avoir soulevé la colère des écologistes, à l’exception de la militante locale dont les déclarations sauvages lui ont valu le reportage de la BBC, Able a gagné le respect de Greenpeace et des Amis de la Terre, qui ont tous les 2 salués l’expertise avec laquelle il prévoit de démanteler le Clemenceau. Loin d’agir de façon responsable à cause de la surveillance de l’Agence de l’Environnement, le succès d’Able repose sur le fait de protéger tout autant ses salariés que l’environnement, sachant ce qu’ils font bien mieux que n’importe quel bureaucrate officiel.
En d’autres termes, nous pourrions tout à fait acclamer une société britannique qui peut battre ses concurrents en faisant quelque chose d’utile aussi bien que cela peut être fait (et en créant dans la région 200 emplois). C’est la raison pour laquelle Able est la seule compagnie en Europe capable de démanteler en sécurité l’ancien navire amiral de la marine nationale, de même que 5 anciens bâtiments de l’US Navy, remplis d’un type d’amiante véritablement dangereux, la brune (au contraire du ciment d’amiante blanche avec laquelle elle est si honteusement confondue par les militants écologistes).
Au lieu de chercher des raisons de se battre pour des vétilles, nous devrions saluer le faire que, en cette sombre époque, ce pays peut toujours être le siège d’une compagnie leader mondiale dans son domaine, qui accomplit sa tâche d’une manière que même les écologistes les plus responsables reconnaissent comme étant tout à fait nécessaire.
Cet article remet en cause la plupart des arguments soulevés par les écologistes français dans leurs procédures judiciaires destinées à empêcher le départ de l’ex-Clémenceau.
The Telegraph (Grande-Bretagne)
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