L’enquête militaire actuellement menée sur l’incendie (…)
En affirmant qu’une force de dissuasion nucléaire (…)
L’incendie à bord d’un sous-marin canadien qui avait fait un mort le 5 octobre, serait le résultat d’une erreur humaine, selon un article paru dans un journal britannique ce dimanche.
Citant une source non identifiée, le Mail on Sunday de Londres écrit que les constatations initiales des enquêteurs montrent que des membres d’équipage avaient laissé un panneau [1] ouvert alors que le HMCS Chicoutimi naviguait en surface dans un océan Atlantique secoué par une tempête. De l’eau de mer a ainsi pû inonder le compartiment batterie du sous-marin, entraînant des court-circuits et un incendie électrique.
"Cela ressemble à un cas simple d’entraînement non effectué. Si le panneau inférieur de la passerelle [2] avait été fermé, l’eau de mer n’aurait jamais pu entrer à bord," selon une source militaire britannique non identifiée citée par le Mail.
De récents articles de journaux citaient des membres de l’équipage disant que les panneaux du sous-marin étaient ouverts quand il a rencontré une vague massive, permettant à l’eau de se répandre dans le poste central situé dessous.
Alors que les membres de l’équipage luttaient pour éponger l’eau, l’incendie s’est déclaré et propagé à l’intérieur des cloisons.
"C’est un mystère quant à savoir pourquoi le sous-marin se trouvait en surface," s’interroge cette source.
"Il aurait du être en plongée dans de telles conditions. C’est un très mauvais temps."
Le mois dernier, des membres du même équipage avaient nié que le feu ait pu être le résultat d’une "erreur humaine."
Plus tôt, d’autres membres d’équipage avaient déclaré à des journaux qu’il n’était pas inhabituel de naviguer panneaux ouverts par forte houle.
Un porte-parole des enquêteurs a indiqué que les rapports de panneaux ouverts n’avaient pas encore été confirmés.
"Il y a beaucoup de théories et de spéculation, mais les enquêteurs en sont encore à la partie de découverte des faits de l’enquête," a indiqué le Lt.-Cmdr. Albert Wong au Citizen la nuit dernière. "Il est prématuré de tirer des conclusions à ce stade de l’enquête."
[1] Par sécurité, l’accès à bord depuis le sommet du kiosque se fait par un sas fermé par deux panneaux, inférieur et supérieur. Par forte mer, cela permet aux marins d’entrer ou sortir sans risquer d’entrée d’eau puisque, normalement, au moins l’un des deux panneaux reste fermé lorsque l’autre est ouvert.
[2] Située au sommet du kiosque.
Ottawa Citizen
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