Au début 2006, l’Iran s’est attaqué avec succès àpresque tous les sites Internet Iraniens traitant de ses armées, permettant d’envoyer des images et de diffuser en ligne de nouvelles informations sur la défense Iranienne. En l’espace de quelques semaines, le contenu de ces sites a disparu des moteurs de recherche, ne laissant que les versions enregistrées par certains serveurs cache.

Aujourd’hui, il ne reste plus que 2 sites traitant de la défense Iranienne, tous les 2 bloquent les moteurs de recherche, et aucun n’utilise de DNS pour aider à masquer leur localisation [1]. Les informations utilisées dans cet article provient de ces 2 sites. Il est par conséquent assez difficile de les confirmer.

Ce n’est pas l’essaim de petites vedettes rapides qui représente la plus grande menace dans le golfe Persique, mais plutôt l’effet traditionnellement disproportionné des mines et des sous-marins dans n’importe quel théâtre de combat naval. Même si aucun navire ne heurte une mine, le coût des assurances de transport dans des régions où des mines ont été mouillées explosera dans le futur, la menace seule suffit. Lors de la guerre des Malouines, les sous-marins déployés par l’Argentine ont eu un énorme impact sur la Royal Navy, déterminant au début de la guerre où et comment elle pouvait opérer en sécurité.

Il n’est pas facile de s’occuper des mines et des sous-marins. Contrer les menaces dans la guerre sous-marine exige un entraînement qui prend du temps, que les Etats-Unis n’ont pas alloué correctement pour une efficacité suffisante. Je ne suis pas le seul à penser cela, les pressions constantes des écologistes concernant l’utilisation des sonars et des exercices combinées au manque d’une attention suffisante par les commandants de la Navy sont la source de l’inquiétude de la plupart des observateurs.

A cet égard, l’Iran possède un certain nombre (évalué quelque part à environ une douzaine) de mini-sous-marins, 3 sous-marins de la classe Kilo, et un certain nombre de mines de différents types qui créeraient d’énormes problèmes à tout pays qui attaquerait l’Iran.

 Les sous-marins Iraniens de la classe Kilo

Un sous-marin Iranien de la classe Kilo, le Yunes
© Wikimedia

L’Iran possède 3 sous-marins de la classe Kilo. La base navale récemment terminée dans le port de Chahbahar, sur le golfe d’Oman, peut accueillir les 3 sous-marins. Avec un accès à la haute mer dans le golfe d’Oman, les 3 sous-marins Kilo qui seraient difficiles à utiliser efficacement dans le golfe Persique, seraient beaucoup plus efficaces dans la recherche de cibles en eaux profondes du coté est du détroit d’Ormuz.

Même si le sous-marins Kilo ne sont probablement pas en bon état, ils restent une arme efficace, et leur seule présence forcerait l’US Navy à effectuer des changements importants dans sa tactique. D’abord, l’US Navy serait probablement forcée de maintenir ses porte-avions plus loin dans le golfe d’Oman qu’ils ne le seraient normalement. Elle aurait aussi besoin d’un certain nombre de sous-marins pour localiser et neutraliser la menace Kilo.

Le Kilo, même s’il est potentiellement capable de lancer des missiles de croisière anti-navires, serait moins efficace dans ce rôle. En temps que mouilleur de mines, le Kilo pourrait mouiller environ 36 mines par sortie, et s’il est associé avec un cargo chargé de mines, il pourrait effectuer 2 à 3 sorties de mouillage de mines par semaine. Ce scénario n’a pas seulement été envisagé par les plannificateurs de l’US Navy, mais il est attendu.

 Les mini-submersibles Iraniens

Mini-sous-marin Iranien

On sait que l’Iran possède actuellement au moins 3 types différents de mini-submersibles, et au moins 2 étranges prototypes utilisés dans le Golfe. Ces sous-marins sont considérés pour la plupart génants à utiliser, mais ils seraient tout de même probablement efficaces dans des rôles limités comme l’attaque et le mouillage de mines, et ils seraient très difficiles à détecter en plongée.

Maquette du sous-marin Nahang

L’Iran aurait 2 mini-sous-marins de la classe Nahang (baleine). Ces sous-marins, une conception intéressante pour ceux qui ont un sens de l’histoire des mini-sous-marins, sont remarquables parce qu’ils sont le véhicule qui serait, selon beaucoup d’experts, de la torpille hyper-véloce à super-cavitation Shkval. Utilisés par les Gardiens de la Révolution, leur rôle est une supposition, même si certains observateurs pensent qu’ils pourraient être utilisés pour une surveillance étendue et de la reconnaissance.

Sous-marin de la classe Ghadir

L’Iran aurait 5 mini-sous-marins de la classe Ghadir. Le Ghadir semble basé sur les mini-sous-marins MG110 de conception Italienne utilisés par le Pakistan. Cette classe pourrait probablement opérer près des plateformes pétrolières pendant une période prolongée, soutenue par une équipe de plongeurs, et effectuer des sorties de mouillage de mines qui seraient très difficiles à détecter jusqu’à 20 nautiques de la plate-forme.

De plus, l’Iran a récemment reçu livraison de 4 mini-sous-marins de la Corée du Nord. On ignore de quelle classe il s’agit, mais les plus petits pourraient être utilisés pour des opérations commandos.

Un "bateau volant"

L’Iran utilise aussi plusieurs prototypes étranges qui pourraient ou non être en service, mais des photographies prouvent leur existence.

 Mines sous-marines

Mine àorin de la 1ère guerre mondiale
Photo prise au musée de la Marine, Paris. © Rémi Kaupp, CC-BY-SA-2.5, Wikimedia Commons

L’Iran disposerait du 4è inventaire au monde en mines sous-marines (autour de 5000) après les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Jusqu’à 1.000 d’entre elles sont des mines de fond à influence EM11, des mines à orin EM31 et des mines propulsées par une fusée EM52. Toutes ces mines sont de conception Chinoise mais fabriquées sur place, et les Chinois sont les plus grands fournisseurs de l’Iran en mines depuis 1998.

Perdu dans le bruit de la vente de sous-marins de la classe Kilo, il a été révélé en 2000 que la Russie avait aussi vendu en même temps à l’Iran 1.800 mines.

La mine la plus dangereuse de l’inventaire Iranien est probablement l’EM-52. Il s’agit d’une mine de fond propulsée par une fusée, jusqu’à 4 peuvent être mouillées par un seul petit bateau ou par un dhow. Elles pourraient gravement influencer la navigation dans et aux alentours du golfe Persique.

Alors que les sous-marins de la classe Kilo, les mini-sous-marins et les mines constituent les menaces sous-marines d’un point de vue technologique, l’Iran possède aussi un certain nombre d’équipes de nageurs de combat ainsi que des mammifères spécialement entraînés qui pourraient être aussi très dangereux.

Notes :

[1Ils n’ont pas d’adresse du type site.com. Ils ne sont accessibles que par leur adresse IP.

Référence :

Information Dissemination (Etats-Unis)