La frégate de surveillance "Prairial" a appareillé, (…)
Dans une nouvelle tentative pour affirmer sa souveraineté
La capacité du Canada de surveiller le Passage du Nord-Ouest est actuellement très limitée, un fait qui, selon les experts, deviendra de plus en plus problématique alors que d’autres états revendiquent une part de l’Arctique. © John McConnico / Associated Press
Source : Wikipedia
Dans une nouvelle tentative pour affirmer sa souveraineté sur l’Arctique, le Canada devrait commencer à surveiller le trafic maritime dans le Passage du Nord-Ouest en utilisant du matériel d’écoute sous-marine, ont indiqué des sources à CBC News.
Dès l’été prochain, le gouvernement fédéral prévoit de poser et de tester des cables en fibre optique reliés à du matériel sous-marin d’écoute dans le passage qui permettront aux militaires de garder un oeil sur ceux qui voudraient entrer dans ces eaux sans être annoncés. La technologie ne détectera pas seulement les bateaux mais aussi les sous-marins.
L’été dernier, le gouvernement a commencé à préparer l’utilisation de cette technologie, a appris CBC News.
Au cours de l’été, des scientifiques ont été envoyés par avion vers l’endroit où sera installé le matériel de détection — Gascoyne Inlet sur l’île Devon, près de l’une des principales artères du passage qui relie les océans Atlantique et Pacifique.
Le coût de l’aventure n’a pas été révélé. Un projet similaire étudié dans les années 90 était tombé à l’eau à cause d’un prix de 100 millions de $.
Rob Huebert, un spécialiste de la politique de l’Arctique, indique que le Canada pourrait devoir payer un prix élevé pour affirmer sa souveraineté sur l’Arctique, une région sur laquelle d’autres pays ont indiqué leurs intentions de revendiquer leur part.
"Je pense que nous allons assister à une crise continuelle en terme de personnes séjournant dans le Nord. Nous allons devoir commencer à traiter l’Arctique comme nous traitons les côtes Est et Ouest et commencer à être sérieux en ce qui concerne la surveillance," déclare Huebert, professeur à l’Université de Calgary et membre du groupe de travail sur la sécurité de l’Arctique.
L’Arctique étant considéré comme un trésor potentiel de ressources naturelles, dont le pétrole, le gaz et même des diamants, ce nouveau projet du Canada pourrait déterminer la façon dont le pays protège sa revendication sur la région.
Les capacités Canadiennes sont actuellement extrêmement limitées, particulièrement lorsqu’il s’agit de contrôler le trafic maritime comme celui des sous-marins.
"Je pense que la plupart des Canadiens auraient une image assez précise en pensant que nous n’avons rien. Et malheureusement, c’est la réalité," indique Huebert.
Des experts indiquent que, pendant des dizaines d’années, des sous-marins Américains ont navigué dans les eaux Arctiques que le Canada considère comme ses eaux territoriales. On pense que des sous-marins Russes, Français et Britanniques ont fait de même.
Le gouvernement Conservateur a déjà indiqué son intention d’affirmer la souveraineté du Canada sur le Grand Nord.
En juillet, le premier ministre Stephen Harper avait annoncé que le gouvernement fédéral allait financer la construction de 6 à 8 nouveaux patrouilleurs Arctiques et construire un port en eaux profondes quelque part dans le Grand Nord que les navires utiliseraient comme base d’opération.
D’autres pays continuent néanmoins continuent de revendiquer une part de l’Arctique.
Le mois dernier, la Russie a fait descendre un mini-sous-marin au fond de l’océan pour déposer un drapeau Russe au pôle Nord.
CBC News (Canada)
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