C’est une première pour la Préparation Militaire Marine (…)
La base de sous-marins nucléaires de l’Extrême-Orient (…)
L’Inde a une fois de plus raté le coche pour améliorer l’endurance opérationnelle et la furtivité de ses derniers sous-marins conventionnels de classe Scorpène ou Kalvari : le système de propulsion indépendante de l’air (AIP) développé par la DRDO, qui était déjà en retard n’est toujours pas prêt à être intégré aux navires.
Le premier sous-marin Scorpène construit aux docks de Mazagon (MDL) avec la collaboration française, l’INS Kalvari, mis en service en décembre 2017, va par conséquent terminer sa période de maintenance au chantier naval de Mumbai sans avoir été équipé du système AIP comme prévu initialement, ont indiqué des sources du ministère de la Défense à TOI.
« Le système AIP à pile à combustible développé par le laboratoire de recherche sur les matériaux navals du DRDO, dont L&T est le principal partenaire industriel, n’est pas encore opérationnel. Il devrait être prêt d’ici à ce que le deuxième Scorpène (INS Khanderi) arrive pour sa maintenance normale prévue à la mi-2026 », a indiqué une source.
Après un long retard, la Marine indienne a mis en service six sous-marins diesel-électriques Scorpène, construits par MDL en collaboration avec le groupe français Naval Group dans le cadre du Projet 75. Le sixième INS Vagsheer a été mis en service en janvier de cette année.
Le retard persistant du projet AIP, initialement prévu pour juin 2017 après avoir été approuvé en 2014 pour un coût initial de 270 crores de roupies, suscite de vives inquiétudes.
En raison de ce retard, MDL et Naval Group n’ont signé un accord pour l’intégration du système d’énergie AIP de conception indienne sur les Scorpènes que le 23 juillet seulement. Dans le cadre de cet accord, chaque sous-marin fera l’objet d’un projet complexe appelé « jumboïsation », impliquant la découpe précise de la coque, l’insertion en toute sécurité du module AIP, puis le rattachement de la structure pour garantir la pleine capacité opérationnelle du navire.
Contrairement aux sous-marins nucléaires, dont l’autonomie sous-marine est illimitée, les sous-marins diesel-électriques doivent faire surface ou plonger tous les deux jours pour s’approvisionner en oxygène et recharger leurs batteries.
Ceux équipés d’un système AIP peuvent toutefois rester immergés pendant environ deux semaines, ce qui renforce considérablement leurs capacités de furtivité et de combat.
Alors que le Pakistan s’apprête à intégrer huit sous-marins conventionnels de classe Yuan ou Hangor équipés d’AIP en provenance de Chine, ce qui représente un bond en avant majeur, l’épuisement des capacités de combat sous-marin conventionnel de l’Inde est devenu une préoccupation majeure. La Chine, bien sûr, possède désormais la plus grande marine du monde, qui comprend plus de 50 sous-marins diesel-électriques et 10 sous-marins nucléaires.
Outre les six Scorpènes d’origine française, l’Inde possède actuellement sept très vieux sous-marins diesel-électriques russes de classe Kilo et quatre sous-marins diesel-électriques allemands HDW. Elle dispose également de deux SNLE opérationnels (sous-marins nucléaires armés de missiles balistiques nucléaires), l’INS Arihant et l’INS Arighaat. Un troisième sera mis en service cette année, l’INS Aridhaman.
Les projets de construction de trois sous-marins Scorpènes supplémentaires et de six sous-marins diesel-électriques de nouvelle génération, équipés à la fois de propulsion AIP et de missiles de croisière d’attaque terrestre dans le cadre du Projet 75-Inde attribué à MDL, restent également à finaliser et à signer.
Times of India
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