Sept jours après le dernier contact avec le sous-marin argentin disparu, des bâtiments participant aux opérations de recherche ont retrouvé une balise de détresse. Un enregistrement audio, décrivant la découverte, a circulé sur les réseaux sociaux. Néanmoins, le porte-parole de la marine, le capitaine de vaisseau Enrique Balbi, a toujours nié avoir connaissance de cette découverte. Lors des perquisitions effectuées dans les bases navales de Mar del Plata et Puerto Belgrano, la justice a pourtant saisi des journaux de communication qui décrivent cette balise de détresse.

Presque 5 mois après la disparition du sous-marin argentin San Juan, il est possible de confirmer la véracité d’un enregistrement audio qui a circulé sur les réseaux sociaux. On y entendait une communication entre 2 des bâtiments participant aux recherches, expliquant qu’une balise de détresse avait été retouvée. Cet enregistrement, diffusé une semaine après la disparition du sous-marin, a été démentie par le porte-parole de la marine, Enrique Balbi, qui a prétendu ne pas être informé de cette découverte.

Lors des perquisitions effectuées dans les bases navales de Mar del Plata et Puerto Belgrano, ordonnées par la juge Marta Yáñez chargée de l’enquête sur la disparition du sous-marin, un document a été découvert. Il s’agit d’un livre de communication, dont les dates correspondent à l’enregistrement audio. Il décrit la découverte d’une balise de détresse, un équipement qui n’est utilisé qu’en cas d’urgence pour demander de l’aide et établir une position par satellite.

« Découverte d’une bouée rouge équipée d’une radio-balise de détresse et d’un cable connecté, N° 9448588-1 Lote 170706, » indique le document ainsi que « N° 25 écrit en gros au marqueur rouge. » Le document indique aussi la position où la bouée a été découverte : 42° 24,6 S O58° 19,7 W. Le journal de communications est signé par Mario Ramón Polo, officier-marinier principal des communications, par Ricardo Sebastián Díaz, chef principal des communications, et par le capitaine de corvette Julio César Correa. Le journal ajoute que l’information a été transmise au Comando de Adiestramiento y Alistamiento de la Armada (COAA).

L’enregistrement audio était supposé être une communication entre le destroyer Almirante Brown et la corvette Spiro. Elle indiquait la découverte d’une « bouée triangulaire avec radio-balise et un cable d’acier fixé au fond ».

A l’époque, la marine argentine a démenti la véracité de l’enregistrement et son porte-parole a répété à plusieurs reprises que la balise de détresse du San Juan n’avait jamais été activée, y compris devant la justice.

La juge a demandé à la base de Puerto Belgrano de lui donner toutes les informations sur la balise et sa découverte puisque, en novembre dernier, il n’y a aucune autre opération de secours.

Si la balise ne correspond pas à celle du San Juan, la marine devra indiqué à quel navire elle appartient.

Référence :

EL marplatense (Argentine)