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Des pilotes embarqués sur les porte-avions USS Harry S. Truman et Charles de Gaulle ont commencé le 14 janvier à conduire des opérations combinées en vol.
Les opérations en vol font partie d’une période d’opérations combinées entre le groupe tactique américain réuni autour du porte-avions Harry S. Truman et la Task Force 473.
Dans le cadre de ces opérations combinées, des appareils de la Carrier Air Wing 3, embarquée à bord du Harry S. Truman, et d’autres du Charles de Gaulle, ont été lancés et ont apponté sur les 2 porte-avions.
« L’expérience était similaire aux appontage sur le Harry S. Truman, mais comme le Charles de Gaulle est juste un peu plus petit, la vue que l’on a est un peu différente, » explique le Lt. Cmdr. Bex Boyd, un pilote de F/A-18 affecté aux "Gunslingers" de la Strike Fighter Squadron (VFA) 105, qui est aussi l’officier entraînement de l’escadrille.
Boyd a aussi remarqué que certains des signaux faits avec les mains par le personnel du pont d’envol sont légèrement différents de ceux utilisés sur les porte-avions américains et qu’ils utilisent des drapeaux au lieu de lampes pour donner le signal de décollage à l’avion.
Il note que, même s’il y a des différences dans la façon dont les choses sont faites, l’expérience était positive. Il salue l’équipage du Charles de Gaulle pour son professionnalisme. « Ils ont très professionnels et c’était une très bonne expérience, » souligne-t-il.
Boyd et le Cmdr. Forrest Young, le commandant de la VFA-105, ont été les 2 premiers pilotes de l’US Navy à apponter sur le porte-avions de la marine nationale au cours de la période d’opérations actuelle.
Des appareils français ont aussi profité de ces opérations combinées pour apponter et décoller du Harry S. Truman.
« C’est une bonne opportunité de tester notre interopérabilité au travers de ce type d’expérience, » indique un pilote français de Rafale surnommé “Pronto”. « J’ai déjà apponté sur un porte-avions américain, mais c’était la première fois que je le faisais avec un Rafale F-3. »
Comme Boyd, “Pronto” a remarqué la différence de taille entre les 2 ponts d’envol et quelques différences opérationnelles. Néanmoins, il a expliqué qu’il n’y avait aucun défi à surmonter pour apponter sur le Harry S. Truman.
« Il n’y a eu aucune difficultés, » indique-t-il. « La principale différence, c’est la taille du pont d’envol et le fait qu’il y a plein d’avions quand nous appontons. Certaines de nos procédures sont aussi différentes. »
En plus de décoller et apponter sur le porte-avions de leurs homologues, les pilotes français et américains ont aussi participé, en étroite collaboration, à des exercices de défense aérienne et à d’autres scénarios opérationnels ou d’entraînement.
Les 2 groupes tactiques vont continuer à travailler ensemble pendant tout le mois de janvier pour améliorer le niveau de coopération et d’interopérabilité, améliorer les capacités de défense mutuelle et promouvoir la stabilité régionale à long-terme.
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