Dominique Tricaud, l’avocat de Thierry Lemétayer, fils du mécanicien du Bugaled Breizh, va redemander au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qu’il lève le secret défense sur la position de plusieurs bâtiments français présents au large de la Cornouailles le 15 janvier 2004, jour du naufrage du chalutier loctudiste.

L’article est disponible sur le site du journal.

L'analyse de la rédaction :

Le journal de bord d’un bâtiment de la marine nationale ne contient pas les messages reçus par celui-ci. Il n’y a donc aucune raison que les journaux de bord demandés par l’avocat des familles des victimes, puissent donner des informations sur la position du sous-marin britannique Turbulent.

De plus, il n’y a aucune raison qu’un bâtiment de la marine nationale soit destinataire d’un message d’avarie envoyé par un sous-marin nucléaire d’attaque, d’une autre marine ou de la marine nationale. Ce type de message n’est envoyé qu’aux autorités qui contrôlent le sous-marin.

Enfin, les demandes de déclassification doivent être faites par le ou les juges d’instruction, et non directement par un avocat. On peut se demander quel est l’intérêt de cette demande, puisque Jean-Yves Le Drian a expliqué samedi dernier que « nous avons déclassifié tout ce que l’on pouvait. » (source Les Echos).

Référence :

Le Marin