La marine indienne doit lancer « très prochainement » un appel d’offres pour la construction d’une 2è série de sous-marins équipés d’une propulsion anaérobie.

Le besoin était exprimé depuis quelques années, mais le projet baptisé 75-I a reçu l’autorisation définitive du gouvernement, indique le chef de la marine indienne, l’amiral D.K. Joshi.

Interrogé sur la signification de « très prochainement », l’amiral a indiqué que le Comité des Achats de Défense avait déjà validé une note sur l’“Acceptation du Besoin”, que la marine avait rédigé l’appel d’offres et que les formalités d’autorisation de ce dernier en étaient aux dernières étapes au ministère de la défense.

L’approbation définitive du projet est intervenue la veille du jour de la Marine, le 4 décembre 2012.

Le nouveau projet P 75-I devrait être d’un montant important : il est estimé à environ 10 milliards $, en fonction des contreparties et des transferts de technologie.

Actuellement, 6 sous-marins Scorpene sont en construction au chantier naval public Mazagon Dock Ltd. (MDL), sous licence de DCNS.

MDL espère aussi obtenir le nouveau projet, mais il a déjà un important carnet de commande pour l’avenir — 14 navires en plus des 6 Scorpene. Cependant, l’expérience tirée de la construction des Scorpenes devrait être extrêmement utile et ne doit pas être gaspillée.

L’ajout d’un module de propulsion anaérobie est aussi envisagée pour les 2 derniers Scorpene — des modules du même diamètre et de 8 m de long. L’amiral Joshi a indiqué que la DRDO (Defence Research and Development Organisation) travaillait à la construction de ces modules mais que, si cela entraînait un retard, « nous n’attendrons pas ».

DCNS a proposé de construire ces modules et des négociations ont eu lieu à ce sujet. Cependant, un laboratoire du DRDO travaille sur le projet pour y intégrer du contenu et des capacités indiennes.

A propos du projet P 75-I, des sources du ministère expliquent que son département de la production travaillait à l’ajustement de certains paramètres, comme la répartition des travaux entre des chantiers indiens et le fournisseur étranger (sous-systèmes et armement). Il donne aussi la dernière main aux détails sur les contreparties et les transferts de technologie, qui ont un impact important sur le prix.

La politique du ministère sur les contreparties prévoit un investissement minimum de 30 % dans l’industrie de défense indienne, mais pour le contrat actuellement négocié avec Dassault sur le Rafale, ce chiffre est de 50 %.

L’appel d’offres sur les sous-marins devrait être lancé dès janvier ou au plus tard en mars, avant la fin de l’année financière.

Référence :

Northern Voices Online (Inde)