La formation des équipages des 4 futurs BPC russes sera un élément important du contrat dont la signature devrait intervenir sous peu, a indiqué jeudi un officier de la marine française.

Le BPC a besoin d’un équipage de seulement 177 marins, contre 1.200 pour son équivalent américain, plus gros que les Mistral, a expliqué cet officier.

Les négociations avec la Russie sur ce contrat n’ont pas été « conclues », a précisé l’officier.

Cette énorme différence dans le nombre de membres d’équipage va exiger que la marine russe repense son organisation, puisque les bâtiments en service ont des équipages très nombreux, a indiqué l’officier.

Cet équipage réduit est rendu possible par un haut degré d’automatisation sur les bâtiments français, conçus par DCNS. Les membres d’équipage ont besoin d’une formation intensive, avec un an de formation nécessaire pour les officiers supérieurs, a expliqué l’officier de la marine nationale.

Il faudra peut-être 2 ou 3 ans pour que les planificateurs de la marine russe et les officiers de pont apprennent à mettre en œuvre les nouveaux bâtiments au maximum de leurs capacités. C’est le temps qu’il a fallu à la marine nationale pour s’adapter au Mistral, un navire d’assaut amphibie pouvant accueillir 450 hommes de troupe, mettre en œuvre des hélicoptères et des engins de débarquement, qui dispose d’un hôpital de campagne et d’un centre de commandement.

La visite du BPC Mistral par de hauts responsables de la marine russe a provoqué un mélange d’envie et d’inquiétude : les amiraux russes ont admiré les capacités du bâtiment mais se sont aussi montrés inquiets que la France puisse concevoir et construire un navire ayant de telles capacités, alors que les compagnies russes se montraient incapables d’en faire autant, a rappelé l’officier français.

Référence :

Defense News (Etats-Unis)