Les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins britanniques n’ont aucun endroit où aller, si l’Ecosse se prononce pour son indépendant, indique un rapport de la Campagne pour le Désarmement Nucléaire (CND).

En conclusion d’une étude détaillée, basée sur des informations du ministère britannique de la défense, le CND explique qu’il n’y a aucune alternative viable pour les SNLE britanniques, en dehors du site existant de Faslane, en Ecosse.

Le Scottish National Party explique que, dans l’éventualité de l’indépendance de l’Ecosse, les SNLE britanniques devraient partir parce que d’autres sites — à part Faslane, la base sous-marine, et Coulport, lieu de stockage des missiles et des têtes nucléaires, — existent en Angleterre.

Mais le rapport publié lundi révèle qu’une étude secrèterédigée par le ministère en 1963, avait écarté tous les autres sites, y compris leur lieu de construction, Barrow.

Le rapport du CND indique que « un site nucléaire existant, qui pourrait être envisagé, est Barrow-in-Furness, où les sous-marins sont construits. »

« Ce site n’est adapté que si la Royal Navy acceptait que ses SNLE ne puissent prendre la mer, à marée haute de vive-eau. »

« Le Walney Channel est trop peu profond pour accueillir une base sous-marine. L’option de Barrow n’a pas été sérieusement envisagée, pour cette raison, en 1963. »

Le CND indique qui, compte-tenu des inquiétudes profondes déjà soulevées sur la nécessité stratégique que la Grande-Bretagne conserve une dissuasion nucléaire, cela pourrait être le dernier clou dans le cercueil des SNLE britanniques.

Pour le ministre de la défense, Philip Hammond, le déplacement des SNLE couterait des milliards et prendrait de nombreuses années.

Référence :

North West Evening Mail (Grande-Bretagne)