Des périodes imprévisibles et intenses d’opérations maritimes en Méditerranée sont un des outils utilisés par l’OTAN pour contrer toute tentative des terroristes. Baptisées “Deterrent Surges”, ces opérations mettent en œuvre des moyens de l’OTAN convergeant vers des zones définies pour une période prédéfinie. Elles permettent non seulement de lutter contre le terrorisme, mais aussi de construire et de renforcer la connaissance de la situation maritime de la zone par l’Alliance Atlantique.

A partir du 12 novembre, l’OTAN a commencé à concentrer des moyens en Méditerranée orientale pour plus d’une semaine de patrouilles intensives.

« Le socle de cette opération Deterrent Surges est le groupe “Standing NATO Maritime Group 2” et la reconnaissance aéro-maritime. Pour cela, nous avons ajouté des bâtiments libérés spécifiquement pour cette opération, » explique le capitaine de vaisseau Olivier Bodhuin, chef des opérations au Headquarters Maritime Command de Naples. « La France et la Roumanie apportent une contribution importante à cette opération, montrant que les nations donnent une grande importance à l’opération Active Endeavour, plus de 10 ans après son lancement. L’aviso Commandant Birot a récemment quitté l’opération Unified Protector, au large de la Libye, et, en tant que Français, je suis très satisfait de voir le Birot participer à l’opération Deterrent Surges en soutien direct aux opérations, » a déclaré le commandant Bodhuin.

Selon le contre-amiral Javier Gonzalez-Huix, adjoint Opérations, l’opération Active Endeavour n’a jamais cessé un instant, malgré les opérations au large de la Libye. « Il est clair que les demandes de bâtiments étaient importantes pour la Libye, mais l’attention portée à Active Endeavour n’a jamais disparu de cet état-major. Souvenez-vous que cette opération n’est pas seulement des bâtiments en mer. Il y a un réseau de renseignement qui la soutient et des technologies sophistiquées qui fonctionnent toute la journée, tous les jours. »

Référence :

OTAN