L’ancien navire amiral de la flotte britannique, le (…)
Du 24 au 28 octobre 2011, la base navale de Brest (…)
Berlin est mécontent d’un contrat d’armement dans lequel la France prévoit de vendre des bâtiments de guerre à la Grèce, pays sur-endetté, gratuitement pendant les 5 premières années, puis avec une importante réduction lorsque le paiement devra intervenir. Le chantier naval ThyssenKrupp et des politiciens allemands prétendent que le contribuable allemand pourrait, in fine, payer une partie de l’accord, et ils veulent que la Chancelière Angela Merkel intervienne.
Un énorme contrat d’armement menace de tendre les relations franco-allemandes. Selon des informations obtenues par Der Spiegel, la France veut livrer entre 2 et 4 frégates à la marine grecque et permettre au pays sur-endetté de retarder pendant 5 ans le paiement des frégates (300 millions € pièce).
Selon l’accord, la Grèce aura la possibilité de payer les frégates au bout de 5 ans, avec une remise de 100 millions €, ou de les rendre à la marine nationale française. Ces frégates “furtives” sont conçues pour éviter d’être détectées par les radars ennemis et sont construites par DCNS.
L’accord est critiqué par les concurrents allemands de DCNS, qui ont tenté pendant des années de remporter ce contrat.
Dans une lettre adressée au gouvernement allemand, un dirigeant du groupe ThyssenKrupp se plaint que l’achat des frégates soit, en réalité, en partie financé par les contribuables allemands parce, selon lui, la Grèce pourrait devoir restructurer sa dette.
Un abandon de certaines créances grecques parait de plus en plus probable. Si cela survient et que la Grèce est à nouveau sauvée par des fonds de secours européens, le scénario de Thyssen pourrait se réaliser. Les contribuables allemands garantiraient une part des dépenses du gouvernement grec et ainsi, être forcés de payer pour une partie de l’achat des frégates.
« Pendant que les chantiers navals allemands n’ont pas de commandes, DCNS et les chantiers grecs sont subventionnés et maintenus en vie, probablement avec de l’argent allemand, » soutient le dirigeant de ThyssenKrupp.
Selon un document interne de Thyssen, le contrat pourrait aussi violer les règles européennes sur les subventions et les achats publics. Thyssen a refusé de faire un commentaire sur le sujet.
On pourra remarquer que Thyssen n’a pas adopté la même position lorsqu’il s’est agi l’an dernier d’obtenir le paiement des sous-marins qu’elle avait vendu (mais pas encore livré) à la Grèce.
Mise à jour : Démenti formel de DCNS
Der Spiegel (Allemagne)
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