Des sous-marins russes et chinois effectuent une mission commune en mer du Japon

  • Dernière mise à jour le 29 août 2025.

Des sous-marins de la marine russe et de la marine de l’Armée populaire de libération (PLAN) ont récemment navigué ensemble dans la mer du Japon, marquant la première patrouille sous-marine conjointe des deux pays.

Deux sous-marins de classe Kilo, chacun appuyés par un navire de guerre de surface et un navire de sauvetage de sous-marins, ont navigué en mer du Japon début août, a annoncé mercredi la flotte russe du Pacifique. Cette patrouille sous-marine témoigne d’un renforcement des activités militaires bilatérales entre la Russie et la Chine, qui mènent déjà des patrouilles navales conjointes et des vols de bombardement conjoints.

Le sous-marin russe RFS Volkhov (B-603) et un sous-marin de la marine chinoise ont entrepris une patrouille en mer du Japon, transitant par la mer de Chine orientale avant de regagner leurs bases navales respectives.

Le Volkhov est rentré mercredi à sa base de Vladivostok, en Russie, après avoir parcouru plus de 2 000 milles nautiques. La corvette RFS Gromkiy (335) a soutenu le sous-marin lors de sa patrouille. La Force maritime d’autodéfense japonaise (JMSDF) a repéré le groupe russe le 14 août, puis de nouveau le 20 août, lors de sa traversée du détroit de Tsushima. Le Volkhov naviguait en surface au moment de la traversée, a indiqué la JMSDF.

La force japonaise a également suivi le destroyer CNS Urumqi (118) de la PLAN et le navire de sauvetage de sous-marins Xihu (841) traversant le détroit de Tsushima pour entrer en mer de Chine orientale le 13 août. Le sous-marin Great Wall 210, qui aurait fait partie du groupe opérationnel, n’a pas été aperçu, probablement parce qu’il a traversé le détroit en plongée.

La patrouille sous-marine a débuté après un exercice annuel russo-chinois, baptisé « Interaction maritime 2025 » par la Russie et « Joint Sea 2025 » par la Chine. La marine russe et la PLAN se sont entraînées à Vladivostok et en mer du Japon du 1er au 5 août. Parmi les navires de guerre participants figuraient le destroyer RFS Admiral Tributs (564) de la marine russe, la corvette Gromkiy, le navire de sauvetage de sous-marins Igor Belousov et le sous-marin Volkhov, ainsi que les destroyers Urumqi et CNS Shaoxing (134) de la marine chinoise, le pétrolier CNS Qiandaohu (886) et le navire de sauvetage de sous-marins Xihu, ainsi que le sous-marin Great Wall 210.

Au cours de l’exercice, les sous-marins et les navires de sauvetage de sous-marins des deux pays ont pratiqué l’évacuation d’équipages dans la baie Pierre-le-Grand, principale entrée maritime de Vladivostok, a indiqué le ministère russe de la Défense. Le sous-marin russe Volkhov est descendu au fond de la baie, simulant une situation d’urgence, tandis que le navire de sauvetage chinois Xihu intervenait. L’Igor Belousov a effectué un exercice similaire avec le sous-marin chinois.

La Russie et la Chine ont lancé des patrouilles navales conjointes en 2021. La première patrouille a été jugée provocatrice par le Japon, car la flottille conjointe comprenait dix navires naviguant dans les eaux internationales au large des principales îles japonaises de Honshu et de Kyushu. La Russie et la Chine avaient toutes deux affirmé que ces patrouilles étaient conformes au droit international et ne visaient aucun pays.

Depuis lors, les deux pays effectuent une patrouille navale conjointe chaque année, à l’exception de l’année dernière, qui a vu deux patrouilles.

Le Japon considère les activités militaires russes et chinoises menées à proximité de son territoire comme une menace pour le Japon.

« Ces activités conjointes répétées visent clairement à démontrer la force du Japon et constituent une grave préoccupation pour la sécurité nationale du Japon », peut-on lire dans la dernière version du livre blanc annuel du Japon, « Défense du Japon 2025 ».

Source : US Naval Institute (Etats-Unis)