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Si chaque cinéphile qui se respecte connaît Fanny de Pagnol, nous pouvons en dire autant de tous les marins ou aviateurs qui fréquentent la Méditerranée. En effet, « Fanny » est l’indicatif d’appel radio du centre de contrôle radar de la marine se trouvant sur la presqu’île de Saint-Mandrier.
Déjà 20 ans que « Fanny » effectue ses missions depuis Saint-Mandrier. Le mardi 5 juin sera l’occasion de fêter cet anniversaire. Sous la présidence du contre-amiral De Rostolan, commandant la force de l’aéronautique navale et en présence du contre-amiral Collonnier, Adjoint territorial de la Préfecture Maritime et du général de brigade Hestin, Directeur de la circulation aérienne militaire, le fanion de l’unité sera officiellement remis et une plaque commémorative sera posée.
Le centre de coordination et de contrôle marine de la Méditerranée, commandé par le capitaine de corvette Desprez depuis septembre 2006 est entré au service en 1959. Implanté, à cette époque, sur la base d’aéronautique navale de Hyères, il a pris ses quartiers sur le fort de Cépet en mai 1987. Ce centre de contrôle marine armé par 17 personnes (15 contrôleurs d’aéronautique et 2 civils) assure la gestion, en temps réel, des activités de la défense dans une vaste zone aéro-maritime. Les missions de ces contrôleurs sont la surveillance, le contrôle et la coordination des activités défense dans une zone supérieure en km2 à la région PACA. Cette zone s’étend donc de Marseille à l’Ouest de la Corse, jusqu’au nord de la Sardaigne.
Tout au long de l’année, des missions d’entraînement d’aéronefs de l’aéronautique navale et de bâtiments de la marine ainsi que des missions aériennes d’autres armes se dérouleront dans cette zone. Le CCMAR MED, acronyme de ce centre, veille 365 jours sur 365 à la sécurité de la mission.
Les contrôleurs de ce centre sont également chargés de coordonner avec l’aviation civile le passage des avions commerciaux empruntant les vingt voies aériennes civiles qui se trouvent dans l’espace aérien du CCMAR Méditerranée. Une coordination fine, rigoureuse et bien établie entre les organismes de contrôle marine et civil permet au centre de la navigation aérienne du Sud-Est de faire transiter les aéronefs dont il a la charge en toute sécurité.
Le CCMAR Méditerranée a été construit sur le site de la batterie haute de Cépet dans les années 80. Les fortifications et infrastructures de cette batterie datent du 19ème siècle et s’articulent dans un système appelé « Séré de Rivières ». En 1872, le général Séré de Rivières, chef du service génie au ministère de la guerre est chargé de sauver le système défensif de la France. Aujourd’hui, on peut encore y voir des fortifications, un souterrain enfoui à 13 mètres sous terre et des emplacements de canons.
Commencé en 1879, la batterie haute de Cépet a été achevée en 1881. Batterie de bombardement située à 70 mètres au-dessus du niveau de la mer et destinée à pratiquer un tir plongeant contre les navires, cette place forte migrera vers une batterie anti-aérienne en 1937. Les canons de Cépet ont tiré 363 coups le 13 juin 1940, lors du bombardement de Toulon par les Italiens.
Occupée successivement par les Italiens et les Allemands, elle subira, de plein fouet, les bombardements alliés sur la presqu’île de Saint-Mandrier du 16 au 24 août 1944.
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