Pékin veut interdire la navigation de sous-marins étrangers dans les mers de Chine méridionale et orientale, des zones que la Chine considère comme ses eaux territoriales.

L’an dernier, une cour international d’arbitrage a rejeté les revendications territoriales chinoises sur la vaste étendue de mer qui s’étend entre la Malaisie, le Vietnam et les Philippines. La Chine continue pourtant de construire un réseau d’îles artificielles fortifiées pour étendre ses revendications sur ces zones maritimes, les routes commerciales et les ressources qui s’y trouvent.

Les Etats-Unis ont toujours dénoncé ces revendications et envoient régulièrement des navires patrouiller dans ces zones au nom de la « liberté de navigation ».

Pékin est sur le point de réviser sa loi de 1984 sur la sécurité du trafic maritime. Le projet prévoit d’autoriser la marine et les gardes-côtes à empêcher des « contrevenants à la sécurité » de naviguer dans les eaux territoriales chinoises et /dans sa zone économique exclusive. Et seuls les sous-marins sont considérés comme « contrevenants à la sécurité ».

Les sous-marins étrangers devraient naviguer en surface, arborer leur pavillon national et se signaler aux autorités maritimes chinoise lorsqu’ils traversent les eaux chinoises, prévoirait le projet de loi d’après les articles publiés par la presse officielle.

« Les modifications prévues indiquent que les autorités pourront désigner des zones où les navires étrangers ne pourront pas naviguer, selon l’évaluation de sécurité du trafic maritime de ces mêmes autorités, » indique un article.

D’après le projet de loi, les navires étrangers ne la respectant pas, seraient « expulsés » des eaux chinois.

Pour affirmer ce qu’elle appelle la liberté de navigation, l’US Navy a envoyé cette semaine un porte-avions et son groupe d’escorte dans les eaux contestées. L’USS Carl Vinson et son escorte — dont presque certainement un ou plusieurs sous-marins — devrait tester la résolution de Pékin en passant à 22 nautiques d’un ou plusieurs de ces îles artificielles.

Cette distance est celle reconnue sur le plan international comme la limite des eaux territoriale.

Depuis 2015, des bâtiments de l’US Navy ont délibérément navigué à proximité des îles artificielles chinoises 4 reprises. Les 3 premières missions étaient destinées à défier la demande de Pékin d’une autorisation préalable au transit, la dernière à remettre en cause la souveraineté de la Chine sur les eaux entourant l’archipel des Paracels.

Référence :

News Corp (Australie)