Depuis le 7 avril dernier, le bâtiment de projection et (…)
Avant son grand départ le mois prochain vers la (…)
Les forces navales de 34 pays se concentrent sur les menaces maritimes que font peser des groupes terroristes comme al-Qaida, l’état islamique et même les rebelles Houthi du Yémen lors du plus grand exercice maritime au monde.
Les menaces que font peser des engins explosifs improvisés implantés en mer se développent rapidement. Aucune chance n’est laissée de côté dans l’édition de cette année de l’exercice IMCMEX (International Mine Countermeasures Exercise) qui se déroule depuis le 4 avril dans le golfe Persique, le golfe d’Oman et en mer Rouge, explique le vice-amiral Kevin Donegan, commandant américain des forces de la région.
« Nous pensons que les menaces impliquant des acteurs non-étatiques sont réelles et que, en organisant cet exercice, nous pouvons aider à les surmonter. Nous pensons à des acteurs non-étatiques qui ont la possibilité de s’attaquer au trafic maritime : depuis al-Qaida à ISIS et même aux Houtis, » a déclaré Donegan.
« Tous ont les capacités nécessaires pour lancer des attaques dans le domaine maritime, » ajoute-t-il.
« Les groupes terroristes internationaux les plus importants sont conscients de l’importance économique et stratégique du commerce se déroulant dans et autour de cette région. Ils connaissent parfaitement les vulnérabilités du transport maritime, qui ne peut éviter détroits et points de passage. Ils sont aussi conscients de l’attention disproportionnée par les médias qu’une attaque maritime spectaculaire provoquerait, » explique le Commodore William Warrender, de la Royal Navy, qui dirige l’exercice.
« Le terrorisme maritime nécessite des connaissances et des équipements moins répandus que le terrorisme sur terre, » explique Warrender, « et les difficultés techniques ne sont pas toujours dissuasives ».
Selon le capitaine de vaisseau Jean-Christophe Oliéric, chef de l’état-major de conduite des opérations de guerre des mines de la marine nationale, la menace des engins explosifs improvisés implantés en mer existe en Méditerranée, en particulier dans le sud.
La menace des des engins explosifs improvisés implantés en mer est « compliquée à gérer parce que nous n’avons pas beaucoup de renseignements sur ce sujet, mais ce que nous savons est que certaines techniques ont été développées à terre et qu’elles pourraient être facilement utilisées en mer, » a-t-il déclaré.
« Nous en sommes conscients et nous prenons des précautions quand nous déployons des navires en Méditerranée, en particulier dans le sud, » a-t-il ajouté.
Selon l’amiral Donegan, cette région donne de bonnes opportunités d’entraînement, puisqu’elle réunit 3 des 6 principaux points de passage maritimes : le canal de Suez, le détroit de Bab Al Mandeb et le détroit d’Ormuz.
« Près de 20% du pétrole transporté dans le monde emprunte le détroit d’Ormuz. Imaginez l’impact sur l’économie mondiale si, soudain, ce pétrole ne pouvait plus passer. Cette région est très importante pour la stabilité de toute la planète, » indique-t-il.
Au cours de l’exercice, les participants vont exécuter un large éventail d’actions défensives destinées à protéger le commerce maritime : lutte contre les mines, opérations de sécurité maritime et protection des infrastructures maritimes.
L’exercice se déroule jusqu’au 26 avril.
Defense News (Etats-Unis)
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