La marine australienne envisage de doter ses sous-marins de la classe Collins de nouvelles technologies japonaises, ce qui permettrait de prolonger de 10 ans leur durée de vie opérationnelle.

Cela aurait aussi pour conséquence de retarder d’autant le besoin de construire de nouveaux sous-marins pour remplacer ceux de la classe Collins.

Le Japon a assoupli sa constitution interdisant l’exportation de matériels militaires. La marine australienne pourrait ainsi choisir les sous-marins de la classe Soryu — ou plus probablement certaines de leurs technologies — pour remplacer ses 6 sous-marins de la classe Collins.

La marine australienne étudie actuellement la possibilité d’équiper chaque sous-marins de la classe Collins d’un système de propulsion anaérobie ultra-moderne, depuis les moteurs diesel et électriques jusqu’à l’hélice.

Ces travaux pourraient être effectués en Australie ou au Japon, à l’occasion d’un grand carénage.

Des discutions ont commencé entre les 2 pays sur un accord de transfert de technologies, qui pourrait concerner les sous-marins.

Ce serait une grande première puisque Tokyo n’a jusqu’à présent jamais partagé de technologies militaires avec un pays autre que les Etats-Unis.

Le Japon doit encore prendre une décision sur l’exportation des sous-marins Soryu ou de leurs technologies vers l’Australie, mais des membres importants de la défense à Tokyo sont en sa faveur.

En mai dernier, le chef de la marine australienne, Ray Griggs, et d’autres responsables australiens ont visité un sous-marin de la classe Soryu au cours d’une visite au Japon. Ils en sont revenus très impressionnés.

Référence :

The Australian