L’Italie et la Russie se proposent de rechercher cette année les marchés pour leur sous-marin classique S1000, destiné en premier lieu aux zones de climat tropical, a annoncé samedi un responsable du bureau d’études russe Rubin, Andrei Baránov.

« Notre objectif est maintenant de profiter des foires internationales d’armement pour rencontrer des clients réels, » a souligné Baranov en commentant la relance de ce projet commun, lancé au début des années 2000.

Interrogé sur les zones possibles des ventes, il a déclaré qu’« il y a des signaux depuis le Bangladesh, la Birmanie, les Philippines et la Thaïlande ».

Il a ajouté que « plusieurs pays africains envisagent sérieusement la possibilité d’acheter des sous-marins pour leurs forces navales. Une autre région qui nous intéressent est le Moyen Orient et nous espérons avoir des contacts fructueux pendant l’exposition IDEX 2013, » qui doit avoir lieu du 17 au 21 février à Abu Dhabi (Émirats Arabes Unis).

Le bureau d’études russe Rubin est le principal développeur du projet S1000 conformément à un contrat signé entre Rosoboronexport et le ministère italien de la défense en 2004. Mais dans la version de base du sous-marin, des équipements produits en Russie comme en Italie ou dans d’autres pays européens sont utilisés.

Le sous-marin classique S100 déplace 1.100 tonnes, mesure 56,2 m de long. Il peut atteindre une vitesse de plus de 14 nœuds et peut plonger à plus de 250 m. Outre un équipage de 16 membres, il peut accueillir un commando de 6 membres. En option, il peut être équipé d’une propulsion anaérobie ou de missiles de croisière.

Le sous-marin a été conçu pour une utilisation dans les eaux tropicales, entre les îles, principalement de faible profondeur.

Référence :

RIA Novosti (Russie)