Un petit sous-marin, de 10 mètres de long, a été découvert lundi àl’aube par une patrouille de la Garde Civile espagnole, àpeu de distance de Vigo. Les autorités soupçonnent qu’il pourrait être lié àun trafic de drogues. Le sous-marin a été remorqué jusqu’àune ancienne installation militaire, où les experts dans la lutte contre le narcotrafic l’ont étudié toute la matinée, inspectant l’intérieur, bien qu’on ignore s’ils ont découvert quoi que ce soit àl’intérieur.

Le submersible sera étudié par des experts dans un arsenal de Moaña. / J. LORES

Il semble qu’un particulier ait donné l’alarme auprès de la Garde Civile, les informant qu’une embarcation était abandonnée à proximité de Punta Borneira (à la sortie nord de la ria de Vigo). Bien qu’on ait jamais découvert de sous-marin ayant de la drogue à bord, les autorités souspçonnent les narcotraficants colombiens d’utiliser ces submersibles.

La découverte d’un sous-marin dans la ria de Vigo, qui pourrait appartenir à une puissante organisation de narcotrafic, a déclenché les alarmes au niveau national. Le contrôle des submersibles, considérés comme des "armes stratégiques" par les gouvernements, est très strict, tant pour les technologies utilisées, les personnes participant à la construction, que les personnes connaissant le pilotage.

Le bathyscaphe que la Garde Civile a découvert à la dérive près de Cíes pourrait être un prototype en phase d’essai. Sa construction est "artisanale" et il lui manque une alimentation autonome en air puisqu’il devait utiliser un tuyau relié en permanence avec l’extérieur pour alimenter ses occupants en oxygène.

Le sous-marin, d’environ 10 mètres de long, peut accueillir un ou 2 membres d’équipage. Il est construit en acier, une hélice lui permet d’avancer à une profondeur d’environ 3 mètres (la longueur du tuyau d’air).

A l’intérieur, en plus du moteur, on trouve les réservoirs pour plonger et un espace pouvant recevoir au moins une tonne de cocaïne. Tout indique qu’il sortait pour effectuer des essais en mer lorsqu’il a eu une avarie : les réservoirs de carburant sont pleins et il a été abandonné avec les moteurs en marche, peut-être parce que l’équipage avait peur d’être surpris à bord.

L’utilisation de submersibles pour le transport de la drogue permettrait une grande impunité pour les organisations de narcotrafic, puisqu’ils pourraient s’approcher de la côte sans être découverts.

De plus, les sous-marins sont indétectables par les avions et les embarcations du service des douanes et de la Garde Civile. Seul le ministère de la défense dispose de moyens pour les localiser. C’est pourquoi personne n’écarte la possibilité que la coopération des experts militaires soit demandée dans cette enquête.

Référence :

Faro de Vigo