Les deux bâtiments de projection et de commandement achetés par la marine russe à la France dans un contrat de 1,2 milliard €, ne pourront pas opérer par des températures inférieures à -7°C, a reconnu samedi le vice-premier ministre russe Dmitry Rogozin dans un discours critique à propos du contrat.

« Il est très étrange que des bâtiments, supposés débarquer une force par nos latitudes, ne puissent être mis en œuvre par des températures inférieures à -7°, » déclarait ce samedi Rogozin, lequel a des responsabilités particulières dans l’industrie de défense, lors d’une rencontre à l’Académie des Sciences Militaires.

Arguant que "[les concepteurs français] ont peut-être imaginé que nous allions opérer en Afrique, ce qui a peu de chance d’arriver," il n’a pas précisé pourquoi les bâtiments ne pourraient pas fonctionner par des températures froides.

Le premier BPC de type Mistral devrait être déployé au sein de la Flotte russe du Pacifique, basée dans le port de Vladivostok. Celui-ci est libre de glace toute l’année, mais il connait plusieurs mois de froid intense l’hiver. Le second devrait être affecté à la Flotte du Nord, aux bases libres de glace en raison du Gulf Stream, mais connaissent aussi des températures très froides pendant plusieurs mois par an.

C’est la deuxième fois cette semaine que le contrat Mistral est attaqué par un haut responsable russe de la défense. Jeudi, Ivan Kharchenko -vice-président de la commission militaro-industrielle- a qualifié d’"absurde" le contrat d’achat des navires, en précisant t qu’un tel accord était préjudiciable à l’industrie russe de construction navale.

Référence :

RIA Novosti (Russie)