Selon un rapport parlementaire britannique, l’indépendance de l’Ecosse forcerait la Royal Navy à abandonner sa base de Faslane où sont basés ses sous-marins nucléaires lanceurs d’engins et où elle prévoit de déplacer ses SNA.

Les parlementaires reconnaissent que les SNLE britanniques et leurs missiles pourraient quitter leur base écossaise moins de 15 jours après l’indépendance. Mais la construction — au sud de la nouvelle frontière — d’installations de remplacement pourrait prendre jusqu’à 20 ans, contraignant le gouvernement britannique à un « désarmement nucléaire unilatéral ».

Les parlementaires soulignent qu’il est très improbable qu’une Ecosse indépendante autorise les SNLE à rester en Ecosse, et que les baser à l’étranger serait politiquement dangereux.

Une solution possible serait de parvenir à un accord qui permettrait de continuer à utiliser les bases écossaises en attendant de trouver une solution permanente ailleurs et d’y construire les installations nécessaires.

Les parlementaires indiquent toutefois que, bien qu’il y ait plusieurs sites possibles en Angleterre et au Pays de Galle, tous ont des inconvénients qui les rendent inutilisables ou très couteux à convertir pour les SNLE.

Le ministère britannique de la défense a déclaré aux parlementaires qu’il n’avait préparé aucun plan pour l’éventualité d’une victoire de l’indépendance lors du référendum prévu pour l’automne 2014, et qu’il poursuivait son projet de déplacer toute la flotte de sous-marins nucléaires d’attaque vers l’Ecosse d’ici 2017.

La base de Faslane pourrait compter jusqu’à 7.500 personnes en 2022, en ajoutant les installations de stockage des missiles à Coulport. Déplacer le tout devrait couter plus de 3,5 milliards £.

Pour les parlementaires, il est urgent que les 2 parties discutent et rendent public les conséquences du déplacement de la force de dissuasion nucléaire, afin que les électeurs puissent prendre une décision éclairée lors du referendum.

Référence :

Daily Telegraph (Grande-Bretagne)