L’US Navy a confirmé que le destroyer lance-missiles USS Farragut avait émis avec son radar, ce qui avait blessé des membres de l’équipage du garde-côtes norvégien KV Nordkapp. Cet incident est survenu alors que les 2 bâtiments participaient, en aout dernier, à un exercice en Arctique.

« Les autorités américaines nous ont confirmé qu’ils étaient responsables, » a indiqué l’état-major opérationnel de Bodø, northern Norway, told NRK.

L’émission radar qui a touché le navire norvégien a endommagé ses instruments et plusieurs membres d’équipage ont senti que leur peau devenait chaude.

Le chef des gardes-côtes a expliqué que « nous avons envoyé du personnel médical à bord du KV Nordkapp, pour examiner l’état de l’équipage. Plusieurs se plaignaient de maux de tête et d’autres symptômes, après avoir été exposés aux émissions radar du navire américain. » Le Nordkapp est rentré à Tromsø, et certains membres d’équipage ont été admis à l’hôpital.

Un rapport sur l’incident a conclu que l’équipage avait été exposé aux radiations électromagnétiques émises par un radar opérant dans la bande des 3-4 GHz.

Selon l’US Navy, le radar du Farragut est supposé s’éteindre lorsque d’autres navires sont à proximité. Elle a lancé sa propre enquête sur l’incident.

L'analyse de la rédaction :

Ce bâtiment est équipé du radar SPY-1D, un composant du système Aegis. Sa puissance d’émission est de 6 MW.

Référence :

Marine Log (Etats-Unis)