Les plus de 2.000 marins français du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle et du pétrolier-ravitailleur Meuse ont repris le travail après 4 jours de repos dans le port de Carthagène (Espagne), entre des exercices qui leur permettent de s’entraîner, que ce soit seuls ou avec les marines espagnole, marocaine et américaine.

L’imposant et puissant navire-amiral de la marine nationale a quitté jeudi l’emplacement qu’il occupait depuis dimanche, face à La Algameca, pour poursuivre son programme d’entraînement prévu jusqu’au 4 juillet, date à laquelle il rentrera à sa base de Toulon, après avoir combiné préparation au combat et diplomatie dans des eaux “amies”. A son départ de Carthagène, qui fut sa première escale espagnole en 11 ans de service, il participera à un exercice de lutte anti-sous-marine contre un sous-marin, a expliqué le commandant du groupe aéronaval, le contre-amiral Bruno Demeocq.

A partir de vendredi, à proximité du détroit de Gibraltar, il participera à d’autres exercices avec des chasseurs Eurofighter de l’armée de l’air espagnole, et il intégrera à son groupe de combat un navire espagnol. Dans la dernière semaine de juin, toujours en Atlantique, il y aura des exercices de tir avec des navires marocains et son groupe d’avions embarqués s’entraînera avec ceux du porte-avions américain Eisenhower.

Réception à bord

Le commandant du Charles de Gaulle s’est déclaré satisfait de ces quelques jours de repos. « L’équipage a beaucoup apprécié la population, les paysages et la nature de Carthagène », a expliqué Olivier Lebas. Les marins ont utilisé leur temps libre pour faire des achats, visiter les plages de La Manga et faire des visites culturelles dans la ville. Le contre-amiral Demeocq s’est aussi félicité d’avoir pu connaître la région et Carthagène.

Les marins français et l’ambassadeur de France à Madrid, Bruno Delaye, ont répondu à l’hospitalité de Carthagène en offrant une réception dans le hangar principal à laquelle ont assisté, en fin de journée, des hommes politiques de la région et de la ville, des représentants militaires, ainsi que des invités de différents milieux de la société. Le Charles de Gaulle reviendra-t-il bientôt à Carthagène ? « Dieu seul le sait », a répondu le contre-amiral Demeocq.

Référence :

La Verdad (Espagne)