Avant l’incendie qui est survenu le 29 décembre dernier à bord du sous-marin nucléaire lanceur d’engins russe (projet 667BDRM) K-84 Yekaterinburg, il y avait déjà eu 2 départs de feu dans la zone de travail, près de l’antenne sonar, à minuit et vers 13 heures. Les ouvriers ont réussi à éteindre les 2 départs de feu avec des moyens appropriés. Mais à 16 heures 20, ils ne sont plus parvenus à le contenir, indique une source industrielle informée.

L’incendie n’a été circonscrit sur le Yekaterinburg que le lendemain, grâce à l’assistance de moyens du ministère des situations d’urgence et à un remplissage partiel du dock flottant. 9 personnes ont été blessées pendant l’intervention parmi les personnels du ministère des situations d’urgence et l’équipage du sous-marin ; ils ont été hospitalisés à Severomorsk. Les blessés ont été intoxiqués par des produits de combustion emprisonnés dans le sonar Skat-BDRM (par des fissures subies par l’antenne sonar il y a un an) et par des produits de combustion du revêtement en caoutchouc.

A l’origine de l’incendie, des travaux à feu nu étaient effectués pour refermer une fissure dans l’antenne sonar (en fibres de verre). Cette fissure était le résultat d’un choc avec le quai, il y a un an.

L’incendie a provoqué l’inquiétude du public, en raison de la présence à bord de missiles balistiques à têtes nucléaires R-29 Sineva. Des torpilles à tête classique, se trouvaient aussi à bord du sous-marin.

Le vice-premier ministre Dmitry Rogozin avait déclaré que l’enquête sur l’accident serait terminée à la fin février 2012. Cependant, aucune information n’a été officiellement rendue publique.

Actuellement, le sous-marin Yekaterinburg est amarré à sa base de Gadzhievo sans missiles à bord. Il est prévu de commencer les travaux de réparations en juin prochain.

Référence :

RusNavy (Russie)