Le ministère australien de la défense va demander à 3 groupes européens — DCNS, Navantia et HDW — des informations sur les modifications pouvant être nécessaires pour adapter leurs modèles respectifs de sous-marins classiques aux besoins australiens, ce que cela couterait et les impacts que ces changements auraient sur leurs performances.

Kockums, le constructeur suédois avec lequel l’Australie s’était associé dans les années 90 pour concevoir la classe Collins, n’a pas été retenu.

Aucune information n’a été demandée à la compagnie sur ses sous-marins actuels, alors qu’elle doit commencer, avant la fin 2012, la construction du premier des 2 sous-marins A26 destinés à la marine suédoise. Ce sous-marin doit être admis au service actif en 2018, une rapidité record par rapport aux Collins.

Le responsable du programme des futurs sous-marins australiens, le contre-amiral Rowan Moffitt, a expliqué que la compagnie n’avait pas été retenue dans la liste des compagnies européennes envisagées pour l’option “achat d’un sous-marin sur étagère” parce que son nouveau sous-marin n’était pas encore en service.

Selon des experts, cela couterait 36 milliards $ pour concevoir et construire en Australie un sous-marin pour remplacer les Collins. Un modèle “sur étagère” couterait moins de la moitié de cette somme.

Une étude de la Rand Corporation a identifié des manques importants dans les capacités de l’Australie à concevoir des sous-marins. Mais la partie construction de l’équation est en bien meilleure santé.

Les sous-marins seront probablement construits à Adélaïde.

L’amiral Moffitt a indiqué que son bureau venait de terminer la rédaction d’une spécification de ce nouveau sous-marin qui sera transmise rapidement au ministère de la défense.

Bien que le A26 de Kockums, un sous-marin océanique de 2.000 t, avec propulsion anaérobie, ait été écarté, d’autres modèles qui n’existent que sur plan, sont envisagés.

L’amiral Moffitt a indiqué que l’Australie souhaite en savoir plus sur le U-216 de HDW, une version agrandie du U-214 apparemment conçue pour répondre à l’appel d’offres australien. « Le U-216 est d’un grand intérêt pour nous, » explique l’amiral. « Il répond à une des options possibles. »

L’Australie a aussi lancé des discutions préliminaires avec le Japon, pour les sous-marins construits par Kawasaki et Mitsubushi. « Les sous-marins japonais sont un très bon produit que nous comprenons, » a-t-il indiqué.

Référence :

Camberra Times (Australie)